Prêt à t'éduquer financièrement dès la rentrée ? Inscris-toi ici ⮕
0,00 €

Votre panier est vide.

0,00 €

Votre panier est vide.

Accueil Blog Page 9

Les jours fériés du mois de Mai vont-ils réduire mon salaire ?

0

Avec ses 11 jours fériés, l’année 2025 offre de nombreuses occasions de week-ends prolongés, notamment en mai. Mais ces pauses peuvent-elles impacter votre rémunération ? Cela dépend de plusieurs facteurs : votre contrat, votre ancienneté et les dispositions de votre entreprise ou convention collective.

1er mai : une exception salariale

Le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé et payé pour tous les salariés, conformément au Code du travail. Seuls certains secteurs (santé, hôtellerie, etc.) peuvent y déroger. Pour ceux qui travaillent ce jour-là, la rémunération doit être doublée, sans condition d’ancienneté ou de convention.

La ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, l’a rappelé sur RTL : « Il y a des gens qui veulent travailler, et quand ils sont volontaires avec un doublement de salaire, ils doivent pouvoir le faire ».

Les autres jours fériés : ce que dit la loi

Pour les 10 autres jours fériés (comme le 8 ou le 29 mai), les règles sont moins strictes :

  • Salariés avec 3 mois d’ancienneté minimum : si le jour férié est chômé, le salaire est maintenu.

  • Salariés avec moins de 3 mois : pas de garantie, sauf dispositions plus favorables dans votre convention collective ou un accord d’entreprise.

⚠️ Il n’y a pas de majoration salariale prévue si vous travaillez un jour férié, sauf si votre convention collective le prévoit (repos compensateur ou prime).

Le pont : un privilège qui se négocie

Contrairement aux idées reçues, faire le pont n’est pas un droit. C’est l’employeur qui décide de l’accorder ou non. Cela peut se faire :

  • Via un accord collectif

  • Par fermeture de l’entreprise, avec imposition de congés ou de RTT (après consultation des représentants du personnel)

Si l’employeur accorde un pont sans imputer de jour de congé, les heures non travaillées doivent être récupérées, dans la limite d’une heure par jour et huit heures par semaine, dans l’année.

Résultat : pas d’impact sur le salaire, tant que l’absence est prévue et encadrée.

Les intérimaires : des droits spécifiques

Pour les salariés en intérim, les règles sont simples :

  • Si le jour férié tombe pendant la mission, il est payé sans condition d’ancienneté, à condition que les autres salariés de l’entreprise y aient droit.

  • Il n’est pas nécessaire d’être présent la veille ou le lendemain.

  • Si le jour férié tombe entre deux missions, il n’est pas rémunéré.

Que vous soyez en CDI, CDD ou intérim, les jours fériés n’impactent pas votre salaire s’ils sont bien encadrés. Seul le 1er mai garantit automatiquement une rémunération doublée. Pour les autres, tout dépend de votre contrat, de votre ancienneté et des règles de votre entreprise.

Déclaration de revenus 2025 : 8 revenus et avantages sur lesquels vous ne payerez pas d’impôts

Alors que la campagne de déclaration des revenus bat son plein jusqu’au 5 juin 2025 selon votre département, il est essentiel de bien connaître les dispositifs permettant d’alléger, voire de supprimer complètement, votre impôt sur le revenu. Plusieurs types de revenus et d’avantages sont exonérés, à condition de respecter certaines limites ou conditions. Voici les huit principaux cas à connaître pour optimiser votre déclaration.

Les titres-restaurant et les chèques vacances

Les titres-restaurant sont exonérés d’impôt si la participation de l’employeur ne dépasse pas 7,18 euros par ticket. Ainsi, si votre entreprise vous octroie des tickets d’une valeur de 8 euros et en paie 6,50 euros, aucun impôt n’est dû sur cette somme. De la même manière, les chèques vacances ne sont pas imposables si la participation de l’entreprise ne dépasse pas le montant annuel de 1 802 euros, soit l’équivalent d’un mois de Smic.

Les heures supplémentaires

Les heures supplémentaires effectuées en 2024 bénéficient également d’un régime fiscal avantageux. Elles sont exonérées jusqu’à 7 500 euros nets par an, ce qui représente environ 8 037 euros bruts. Toutefois, même si elles ne sont pas imposables dans cette limite, elles doivent obligatoirement être déclarées dans les cases 1GH à 1JH du formulaire fiscal.

La prime de partage de la valeur

La prime de partage de la valeur, anciennement appelée prime Macron, peut être exonérée d’impôt jusqu’à 3 000 euros pour les salariés d’entreprises de moins de 50 personnes, à condition que le salarié gagne moins de trois fois le Smic. Ce plafond est porté à 6 000 euros si l’entreprise a conclu un accord d’intéressement ou de participation. Là encore, même en cas d’exonération, il est impératif de déclarer cette prime dans les cases prévues à cet effet.

Les ventes d’occasion entre particuliers

Du côté des ventes réalisées entre particuliers sur des plateformes comme Vinted ou Leboncoin, l’administration fiscale prévoit également des exonérations. Vous n’aurez pas d’impôt à payer si vous vendez un bien d’occasion à un prix inférieur à celui auquel vous l’avez acheté. De plus, les ventes de biens d’une valeur inférieure à 5 000 euros sont exonérées, sauf pour certains objets exclus comme les œuvres d’art. Ainsi, revendre un canapé acheté 300 euros pour 250 euros ne déclenche aucun impôt.

Les salaires étudiants et apprentis

Les étudiants et les apprentis bénéficient aussi d’un traitement fiscal favorable. Si vous aviez moins de 25 ans au 1er janvier 2024, vos revenus étudiants sont exonérés jusqu’à 5 318 euros. Pour les apprentis, ce plafond est bien plus élevé puisqu’il atteint 21 273 euros. Un étudiant qui aurait gagné 4 500 euros au total sur l’année grâce à un job à temps partiel n’aura donc aucun impôt à régler sur ces revenus.

Les pourboires

Les pourboires, notamment dans les secteurs de la restauration ou des services, sont eux aussi exonérés d’impôt, à condition que le salarié gagne moins de 1,6 fois le Smic, soit environ 2 900 euros nets par mois. Cette mesure vise à encourager la déclaration des pourboires sans alourdir la fiscalité des salariés concernés.

Les aides versées par la CAF

En ce qui concerne les prestations sociales versées par la CAF, telles que le revenu de solidarité active (RSA), la prime d’activité, les aides au logement ou encore l’allocation de rentrée scolaire, celles-ci sont intégralement exonérées d’impôt sur le revenu. Elles ne doivent donc pas être déclarées, sauf mention spécifique indiquée dans votre déclaration.

Les intérêts des livrets et produits d’épargne

Les revenus issus de certains produits d’épargne bénéficient également d’exonérations fiscales intéressantes. Les intérêts perçus sur un Livret A, un LDDS ou un Livret Jeune ne sont pas imposables. Pour les contrats d’assurance vie de plus de huit ans, les gains sont exonérés jusqu’à 4 600 euros par an pour une personne seule, ou 9 200 euros pour un couple. Quant au Plan d’épargne en actions (PEA), les plus-values réalisées ne sont imposables que si l’argent est retiré avant cinq ans. Passé ce délai, elles sont totalement exonérées d’impôt sur le revenu.

Optimiser sa fiscalité grâce aux exonérations

En cumulant ces différentes exonérations – heures supplémentaires, prime de partage de la valeur, intérêts de livrets défiscalisés, revenus étudiants ou encore prestations sociales – il est possible de réduire de manière significative, voire de supprimer totalement, le montant de votre impôt sur le revenu. L’important est de bien distinguer les revenus à déclarer même lorsqu’ils sont exonérés, et ceux à ne pas inscrire dans votre déclaration. Une bonne maîtrise de ces règles peut vous faire économiser plusieurs milliers d’euros chaque année.

Les 10 jobs étudiants les mieux payés en 2025

Ce samedi 10 mai, la plateforme spécialisée dans les missions courtes, StaffMe, a dévoilé à Capital le classement des 10 jobs étudiants les mieux rémunérés en 2025. En tête, on retrouve des postes dans le numérique, la pharmacie et la rédaction, avec des rémunérations allant de 21 à 30 € brut de l’heure pour le haut du classement.

Des missions bien rémunérées pour arrondir ses fins de mois

StaffMe se distingue par sa capacité à proposer des missions courtes et urgentes, sans exiger de CV à rallonge, ce qui attire particulièrement les jeunes de 18 à 25 ans en quête de petits jobs pour subvenir à leurs besoins. En mai 2025, la plateforme compte déjà 80 % d’inscrits de moins de 25 ans. Comme l’a expliqué le fondateur de la plateforme, Jean-Baptiste Achard :

« Les employeurs ne cherchent pas des experts ou des CV surchargés, mais des jeunes débrouillards, motivés, avec un bon savoir-être. Et c’est exactement ce que nos membres incarnent. »

À une période où les jeunes peinent de plus en plus à boucler leurs fins de mois, la plateforme a donc dressé le top 10 des jobs étudiants les plus rémunérateurs en taux horaire. Pour la deuxième année consécutive, c’est le métier de développeur web qui reste le plus lucratif, avec une rémunération moyenne à 29,30 € brut de l’heure. Voici le classement :

Rang Métier Rémunération horaire brute
1 Développeur web 29,30 €
2 Métiers de la pharmacie 28 €
3 Rédacteur d’articles 21,90 €
4 Vendeur ambulant 20 €
5 Photographe/Vidéaste 20 €
6 Coordinateur d’événements 18,50 €
7 Aide RH 18 €
8 Graphiste 17,90 €
9 Comptable 17,20 €
10 Prospecteur commercial 17,20 €

Un député propose une loi pour permettre aux salariés de toucher leur salaire en plusieurs fois

Le député Jean Laussucq, membre du groupe centriste Ensemble pour la République, va déposer dans les prochains jours une proposition de loi visant à autoriser le versement du salaire en plusieurs fois au cours du mois, à la demande du salarié. Une information révélée par France Inter ce mardi 6 mai 2025.

L’objectif : offrir plus de souplesse financière aux travailleurs, en particulier à ceux qui peinent à boucler leurs fins de mois. « Aujourd’hui, ce sont les salariés qui avancent 30 jours de travail à leur employeur« , dénonce Yann Le Floc’h, PDG de la start-up Stairwage, spécialisée dans le paiement de salaires anticipés. Pour lui, cette nouvelle logique pourrait représenter une alternative concrète aux découverts bancaires et aux crédits à la consommation.

Un dispositif déjà expérimenté dans plusieurs entreprises

En France, près d’un millier d’entreprises ont déjà mis en place un tel système à travers des plateformes dédiées, comme Stairwage. Le principe est simple : permettre aux salariés de débloquer, à la demande, une partie de leur salaire correspondant aux jours déjà travaillés, sans attendre la fin du mois. « Vous touchez immédiatement, sur votre compte bancaire, les deux ou trois jours que vous avez effectués », explique Yann Le Floc’h, qui observe une demande « de plus en plus forte » de la part des salariés.

Instaurée en 1978, la mensualisation des salaires visait à sécuriser les revenus, mais elle est aujourd’hui jugée rigide par certains parlementaires. Actuellement, les acomptes sont limités à un versement par mois, généralement à mi-parcours.

Alléger la pression financière quotidienne

Pour Jean Laussucq, cette réforme répond à une réalité sociale. « Chaque année, les Français paient près de 7 milliards d’euros en frais bancaires ou en agios« , alerte-t-il. En permettant le fractionnement du salaire, il espère offrir une alternative concrète à ces charges, souvent liées à des découverts bancaires évitables.

La proposition de loi prévoit que le salarié puisse demander à percevoir son salaire plusieurs fois dans le mois, sous réserve d’accord avec son employeur, sans remettre en cause le principe de mensualisation.

Le texte devrait être examiné à l’Assemblée nationale dans les semaines à venir. Il ouvre la voie à une réflexion plus large sur le lien entre rythme de versement du salaire et gestion budgétaire des ménages.

Le gouvernement veut taxer les petits colis étrangers dès 2026

Chaque jour, plus de deux millions de petits colis débarquent en France, portés par l’essor fulgurant du e-commerce mondial. Pour encadrer ce flux croissant, le gouvernement prévoit l’instauration dès 2026, d’une taxe forfaitaire sur les importations, qui ciblerait les plateformes comme Shein, Temu ou Amazon. Objectif : freiner l’afflux massif de colis, notamment en provenance d’Asie, tout en évitant de faire porter la charge fiscale directement sur les consommateurs.

Cibler les plateformes, pas les clients

Selon le ministère de l’Économie, la France a reçu en 2024 quelque 800 millions de petits colis d’une valeur unitaire inférieure à 150 euros, sur un total de 1,5 milliard. À l’échelle européenne, 4,6 milliards de colis ont été acheminés, dont 91 % provenaient de Chine. Vêtements, accessoires, gadgets à bas prix : ces produits inondent le marché, portés par des plateformes aux coûts de production très faibles et aux marges réduites.

Pour la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, l’idée est claire : « Il faut faire payer les importateurs, pas les consommateurs ». Concrètement, la mesure prendrait la forme d’une taxe forfaitaire de quelques euros appliquée à chaque colis entrant sur le territoire. Elle serait provisoire, dans l’attente d’une réforme plus globale de l’union douanière européenne prévue à l’horizon 2028.

Des hausses de prix redoutées

Si le gouvernement promet que les consommateurs ne seront pas directement visés, certains économistes craignent une répercussion rapide sur les prix de vente. En effet, les plateformes concernées pourraient être tentées d’absorber cette taxe en augmentant le prix final des produits. D’autant que le contexte commercial mondial reste incertain : les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine se sont ravivées avec la récente décision de Donald Trump de tripler les droits de douane américains sur les petits colis chinois. Un mouvement qui pourrait détourner une partie de ces flux vers l’Europe, alerte le ministre de l’Économie, Éric Lombard.

Une régulation ciblée contre les géants du low-cost

Au-delà de la taxe, c’est le modèle économique de certaines plateformes que le gouvernement cherche à encadrer. Shein, Temu et Amazon représentent désormais un quart des ventes de mode en ligne en France. Leur domination s’appuie sur un système logistique extrêmement performant, qui exploite les failles réglementaires liées aux colis de faible valeur. Pour les autorités, il est temps de rétablir un équilibre de concurrence.

Cette initiative française s’inscrit dans un cadre européen plus large : dès 2026, Bruxelles prévoit la suppression de l’exonération de TVA sur les envois de moins de 150 euros en provenance de pays tiers. Un tournant réglementaire qui pourrait transformer durablement les pratiques du e-commerce international, dans un marché où 145 colis par seconde franchissent les frontières de l’Union.

Faire son shopping avec ChatGPT, c’est désormais possible

C’est la nouvelle tendance qui agite les réseaux sociaux : faire son shopping avec ChatGPT. Ce lundi 28 avril, OpenAI a annoncé l’ajout d’une fonctionnalité dédiée aux achats en ligne, permettant au chatbot de recommander des produits en fonction des demandes des utilisateurs, avec visuels, avis clients et liens d’achat directs. Une avancée qui confirme les ambitions d’OpenAI dans le domaine de la recherche personnalisée et qui renforce la concurrence avec Google.

Une expérience d’achat conversationnelle

Avec cette nouvelle fonctionnalité baptisée « shopping », ChatGPT franchit une étape supplémentaire dans sa diversification. Le principe est simple : l’utilisateur formule sa requête dans une conversation par exemple, « Peux-tu me recommander un aspirateur sans fil à moins de 50 euros avec de bons avis ? ». Le chatbot puise alors dans des métadonnées structurées issues de partenaires externes pour proposer une sélection de produits sous forme de vignettes illustrées. Chaque fiche comprend un descriptif, un comparatif de prix et une notation moyenne issue des avis d’utilisateurs et de sources spécialisées.

L’atout majeur selon OpenAI ? L’aspect conversationnel. « Au lieu de faire défiler des pages de résultats, vous pouvez simplement poser une question et obtenir une réponse directe », résume l’entreprise.

Une fonctionnalité accessible à tous

OpenAI a décidé de rendre cette nouveauté disponible à l’ensemble de ses utilisateurs, qu’ils soient en version gratuite, payante ou même non inscrits. Pour l’heure, la fonction shopping couvre quatre catégories principales : mode, beauté, maison et électronique. D’autres secteurs seront ajoutés dans les mois à venir, en fonction des retours d’usage.

Sans publicité, pour instaurer la confiance

Fait notable : OpenAI promet une expérience exempte de publicité. Contrairement à Google, qui monétise sa section « Shopping » via des placements sponsorisés, ChatGPT entend proposer des résultats neutres, non biaisés par des accords commerciaux. Les marques ne peuvent pas acheter leur position dans les résultats, et OpenAI assure ne percevoir aucune commission sur les achats réalisés via sa plateforme.

Une stratégie clairement positionnée comme un gage de transparence, censée renforcer la relation de confiance avec les utilisateurs et différencier ChatGPT de ses concurrents.

Un défi frontal à Google

Avec cette nouvelle offensive, ChatGPT confirme ses ambitions de concurrencer frontalement le moteur de recherche de Google. L’usage de l’outil progresse rapidement : au cours des six derniers mois, ChatGPT Search aurait attiré en moyenne 41,3 millions d’utilisateurs actifs mensuels dans l’Union européenne. Une dynamique particulièrement marquée chez les jeunes. Selon une étude iProspect intitulée Future of Search, 24 % des 16-24 ans ont diminué leur usage de Google, et 8 % utilisent désormais ChatGPT comme moteur de recherche principal.

Avec une recherche conversationnelle, des recommandations personnalisées, et l’absence de publicité, ChatGPT entend bien s’imposer comme la nouvelle porte d’entrée vers le e-commerce, et plus largement vers l’information en ligne.

Le bâtiment plonge encore un peu plus dans la crise au premier trimestre 2025

Deux ans après le début d’une crise sans précédent, le secteur du bâtiment continue de s’enfoncer. En 2024, 27 300 emplois salariés ont été supprimés selon la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB). Et les premiers chiffres de 2025 confirment la tendance : l’activité du secteur a reculé de 5 % au premier trimestre, selon les données publiées ce mercredi 30 avril par le syndicat patronal.

Huit trimestres consécutifs de baisse

« On n’est pas encore au point bas, et ce qui me trouble le plus, c’est l’emploi », alerte Jean-Christophe Repon, président de la CAPEB. Le secteur vient d’enregistrer son huitième trimestre consécutif de repli. Rien que sur le dernier trimestre de 2024, 6 000 postes ont été supprimés. Les maçons sont les plus touchés, avec une chute de 6,5 % de leur activité sur les trois premiers mois de l’année.

Même la rénovation, longtemps considérée comme un pilier stable de la filière, fléchit. L’entretien-amélioration (réparations, petits travaux, etc.) recule de 2 %, tandis que les opérations liées à la performance énergétique chutent de 1,5 % par rapport à début 2024. En cause : le recentrage de MaPrimeRénov’. Le budget de ce dispositif public d’aide à la rénovation énergétique est passé de 3 milliards d’euros en 2024 à 2 milliards en 2025. Les forfaits ont été abaissés, entraînant une baisse significative des chantiers engagés.

La construction neuve, elle, souffre toujours de la hausse des taux d’intérêt et de l’augmentation du coût des matériaux, freinant les investissements.

Une colère grandissante dans la profession

Face à cette crise prolongée, la grogne monte. « Il y a une période de gronde, car les artisans ne comprennent pas pourquoi ils ne sont pas considérés à leur juste valeur », s’insurge Jean-Christophe Repon. Le président de la CAPEB reproche au gouvernement un manque d’action et des réponses insuffisantes face à l’ampleur de la crise.

En pleine négociation du budget 2025, le secteur attend des mesures fortes, notamment sur le plan financier. Mais le président de la CAPEB se montre pessimiste : « Je m’attends à être sûrement un peu déçu ». Il va jusqu’à dénoncer une situation de « non-assistance à artisan en danger », regrettant que l’exécutif ne semble pas mesurer la gravité de la situation.

France Travail veut intensifier ses contrôles : 1,5 million de demandeurs d’emploi ciblés d’ici 2027

0

Jeudi 24 avril, France Travail a publié son bilan annuel des contrôles des demandeurs d’emplois en 2024. Comme les précédents, ce dernier livre le constat suivants : les demandeurs d’emploi sont de plus en plus surveillés, pour une minorité d’inscriptions radiées. France Travail affiche donc un nouvel objectif : 1,5 millions de vérifications d’ici 2027. 

France Travail mise sur les contrôles pour relancer la recherche d’emploi

Face à une explosion des arrêts maladie et une hausse des dépenses liées au chômage, France Travail (ex-Pôle emploi) durcit le ton. Selon son dernier bilan, 55 % des demandeurs d’emploi contrôlés respectent leurs obligations de recherche, mais 17 % des vérifications débouchent sur une radiation, entraînant la suppression de l’allocation. Pour inverser la tendance, l’organisme veut frapper fort : doubler le nombre de contrôles d’ici 2027, avec un objectif de 1,5 million de vérifications annuelles, dès juin 2025. En 2024, le chiffre était déjà passé de 516 000 à 616 000.

Renforts humains pour éviter le décrochage

Cette stratégie s’accompagne d’un renforcement des effectifs. Actuellement, 600 contrôleurs sont en poste ; ils seront 853 en juin, avec un objectif de 900 d’ici fin 2025. L’ambition : détecter plus rapidement les situations à risque et mieux accompagner les demandeurs d’emploi fragilisés, notamment ceux en proie au découragement.

Un tiers des chômeurs interrogés dans le baromètre Unédic 2024 disent subir des critiques récurrentes, souvent accusés à tort de paresse. Beaucoup évoquent aussi une perte de contrôle sur leur vie professionnelle, conséquence directe de leur mise à l’écart du marché du travail.

Une mesure qui divise

Mais cette politique ne fait pas l’unanimité. Les syndicats dénoncent une pression croissante sur les agents, dans un contexte marqué par l’arrivée massive de bénéficiaires du RSA au sein de France Travail — plus de deux millions de nouveaux inscrits, sans moyens humains jugés suffisants.

Autre sujet de tension : le recours croissant à l’intelligence artificielle dans les procédures de contrôle. Les syndicats y voient une déshumanisation des démarches, qui ferait passer les impératifs économiques avant les droits des demandeurs d’emploi.

Malgré ces critiques, France Travail assume pleinement sa stratégie et reste déterminé à atteindre ses objectifs d’ici 2027.

Déficit public : le FMI alerte sur la trajectoire budgétaire de la France

Dans un rapport publié mercredi 23 avril, le Fonds monétaire international (FMI) tire la sonnette d’alarme : selon ses projections, le déficit public français pourrait atteindre 6 % du PIB en 2029, et 6,1 % en 2030. Des estimations bien éloignées des objectifs fixés par le gouvernement, qui table sur un retour sous les 3 % d’ici 2029.

Une situation jugée préoccupante

Cette mise en garde repose sur l’analyse du budget 2025 et de la loi de programmation des finances publiques 2023-2027. Pour le FMI, la trajectoire actuelle est « préoccupante », notamment en raison du ralentissement économique. La croissance pour 2025 a été revue à la baisse, à 0,6 % contre 0,8 % précédemment. En cause : le climat d’incertitude généré par la guerre commerciale relancée début avril par Donald Trump, qui impose des droits de douane massifs sur les importations européennes, frappant de plein fouet la zone euro.

Un plan d’économies de 40 milliards d’euros

Pour tenter de redresser la barre, le gouvernement prévoit 40 milliards d’euros d’économies dès 2025. L’effort sera partagé entre l’État, les collectivités territoriales et la Sécurité sociale, sans hausse d’impôts pour les ménages ni les entreprises. Parmi les pistes évoquées figure la réduction de certaines niches fiscales. La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a estimé qu’une suppression de 10 % de ces dispositifs pourrait rapporter 8,5 milliards d’euros.

Le Premier ministre François Bayrou a annoncé que les détails de ces mesures seront précisés d’ici la mi-juillet. Mais le FMI reste prudent. « Le gouvernement français a présenté des propositions qui vont dans la bonne direction, mais nous attendons davantage de clarté sur les mesures concrètes », a souligné Vitor Gaspar, directeur des affaires budgétaires au FMI.

En résumé, malgré les annonces du gouvernement, l’institution internationale demeure sceptique sur la capacité de la France à maîtriser durablement son déficit.

La réforme du RSA fausse les chiffres du chômage, mais la tendance reste à la hausse

0

Les derniers chiffres publiés ce lundi 28 avril par le ministère du Travail indiquent une nette hausse du chômage au premier trimestre 2025. Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A (sans aucune activité) est passé de 3,1 à 3,4 millions, soit une augmentation de 273 000 personnes. Le taux de chômage grimpe ainsi à 8,7 %. Une progression spectaculaire, en apparence, qui s’explique en grande partie par la récente réforme du RSA.

La réforme du RSA gonfle artificiellement les statistiques

Entrée en vigueur le 1er janvier 2025, la réforme du RSA prévoit l’enregistrement automatique à France Travail de l’ensemble des bénéficiaires de l’allocation, ainsi que de leurs conjoints ou partenaires. Pour les accueillir, deux nouvelles catégories d’inscrits, F et G, ont été créées. Mais tant que les allocataires concernés n’ont pas encore signé leur contrat d’engagement — une étape préalable au basculement dans ces nouvelles catégories — ils sont temporairement comptabilisés en catégorie A, ce qui fausse les chiffres.

Une hausse plus modérée hors effet de réforme

En excluant l’effet de la réforme du RSA, la hausse réelle du chômage est bien plus contenue : +0,8 %, soit environ 25 000 inscrits supplémentaires. Cette progression s’explique par le contexte économique difficile. Avec des taux d’intérêt élevés et une consommation en berne, les entreprises freinent leurs recrutements. Plusieurs secteurs, notamment l’industrie, commencent à souffrir. Le 23 avril, le groupe ArcelorMittal a ainsi annoncé la suppression de 600 postes pour faire face à la crise du marché de l’acier, marqué par une baisse de la demande de 20 % en cinq ans.

Des perspectives inquiétantes

L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) ne cache pas son pessimisme. Il prévoit la destruction de 200 000 emplois entre 2025 et 2026, et une hausse du nombre de chômeurs de 400 000 personnes sur cette période. Le taux de chômage, actuellement à 8,7 %, pourrait redescendre à 7,9 % fin 2025, avant de remonter à 8,3 % fin 2026.

Selon l’OFCE, le budget 2025, centré sur la réduction du déficit public, ralentit la croissance. Or, avec une hausse du nombre de chômeurs, les dépenses d’indemnisation explosent, tandis que les recettes fiscales stagnent.