Prêt à t'éduquer financièrement dès la rentrée ? Inscris-toi ici ⮕
0,00 €

Votre panier est vide.

0,00 €

Votre panier est vide.

Accueil Blog Page 10

La BCE baisse son taux directeur pour contrer la guerre commerciale

Pour tenter de contrer Donald Trump, en pleine guerre commerciale avec le reste du monde depuis le début du mois d’avril, la Banque centrale européenne a décidé d’abaisser à nouveau son taux directeur de 25 points ce jeudi 17 avril. De base à 2,25 %, avec ce nouveau taux directeur, la BCE espère stimuler la croissance de la zone euro.

La BCE joue la carte de l’assouplissement

Depuis juin 2024, la Banque centrale européenne (BCE) a déjà abaissé ses taux à sept reprises pour soutenir l’économie européenne, durement touchée par les conséquences de la guerre en Ukraine, notamment sur les prix de l’énergie. En ce début d’année 2025, la situation ne s’arrange pas : l’offensive commerciale menée par Washington pousse à de nouvelles mesures d’urgence. C’est ainsi que la BCE a réduit son taux directeur de 25 points de base, à 2,25 %, dans l’espoir de renforcer un système économique de plus en plus sous pression.

Cette décision intervient alors que Donald Trump a imposé, depuis le 2 avril, des droits de douane de 25 % sur les importations européennes, frappant durement certains secteurs clés, notamment l’automobile. Même si ces taxes ont été suspendues temporairement pour 90 jours, la BCE reste en état d’alerte.

Face à une économie européenne sous pression

Malgré une inflation en net recul – tombée à 2,2 % en mars 2025 – la croissance demeure fragile. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, l’a reconnu lors de sa prise de parole à Francfort le 17 avril : « Nous devons être prêts à faire face à l’imprévisible ». Quelques jours plus tôt, à Varsovie, lors d’une réunion avec les ministres des Finances de la zone euro, elle s’était également dite vigilante et a assuré que la BCE était « prête à intervenir si nécessaire ».

Ce ton mesuré traduit une réelle inquiétude face à une situation internationale instable. Christine Lagarde évoque un risque de perte de confiance chez les ménages et les entreprises, ainsi qu’un possible durcissement des conditions de financement. La BCE s’engage donc à suivre attentivement les données économiques et à décider, « réunion par réunion », de l’évolution de sa politique monétaire.

La ministre des Comptes publics alerte sur la hausse des arrêts maladie

Ce mercredi 16 avril, Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, a tiré la sonnette d’alarme face à une situation préoccupante : les arrêts maladie ont bondi de 25 % depuis la crise du Covid. Une explosion qui représente désormais plus de 10 milliards d’euros par an, pesant lourdement sur les finances publiques. Le gouvernement entend reprendre le contrôle de cette dépense en ciblant notamment les fraudes, encore trop nombreuses.

Une hausse marquée chez les jeunes cadres et les seniors

La flambée des arrêts maladie concerne particulièrement deux catégories : les jeunes cadres et les seniors. Selon les chiffres du ministère de la Santé, les dépenses liées aux arrêts sont passées de 6 à 10,2 milliards d’euros entre 2010 et 2025. Le phénomène interpelle particulièrement dans le milieu des jeunes actifs. Tura Milo, médecin généraliste à Paris, témoigne : « Si je ne lui donne pas l’arrêt de travail, soit il va faire vraiment un syndrome dépressif sévère, voire s’écrouler. »

Cette tendance traduit un malaise grandissant, notamment chez la génération Z. Le Mind Health Report 2024 d’AXA révèle que 75 % des jeunes actifs se sentent psychologiquement épuisés. Le nombre d’arrêts pour épuisement professionnel ne cesse d’augmenter dans cette tranche d’âge.

Les seniors (60 ans et plus) sont également très concernés. Le Comité d’alerte sur les dépenses d’Assurance maladie souligne que ce sont les jeunes cadres et les plus âgés qui cumulent le plus grand nombre de jours d’arrêt. Une dynamique qui s’explique aussi par le maintien croissant en emploi des plus de 55 ans : la DREES indique que le taux d’activité des 55-64 ans est passé de 43,6 % en 2010 à 61,7 % en 2023.

Des fraudes facilitées par le numérique

Le gouvernement veut aussi s’attaquer à un autre fléau : la fraude aux arrêts maladie. Aujourd’hui, en quelques clics, il est possible d’obtenir un arrêt de travail frauduleux, signé par un médecin dont l’identité a été usurpée. Cette pratique, facilitée par les outils numériques et les IA, s’est largement répandue.

Grâce à un dispositif de contrôle renforcé, la France a détecté 30 millions d’euros de fraudes en 2024. Et pour aller plus loin, un nouveau système numérique sécurisé sera mis en place dès juin. Ce logiciel, réservé aux médecins, intégrera un QR code infalsifiable, censé empêcher toute reproduction ou falsification du document.

Comment la cheffe Mawa McQueen a conquis l’Amérique avec ses crêpes et bâti sa fortune

De la banlieue parisienne aux montagnes du Colorado, Mawa McQueen a bâti une histoire hors norme. Partie de rien, cette cheffe franco-ivoirienne a fait de la cuisine son passeport vers la réussite. Aujourd’hui, elle dirige plusieurs établissements à Aspen, dont le célèbre The Crêpe Shack, et incarne une entrepreneure à la fois audacieuse, résiliente et profondément inspirante.

Des débuts modestes et une envie de s’en sortir

Née à Abidjan, Mawa McQueen arrive en France à l’âge de douze ans et grandit à Trappes, dans les Yvelines. Dans un foyer modeste, elle apprend très tôt la débrouille, la discipline et le goût du travail bien fait. Après un CAP en hôtellerie-restauration, elle s’envole pour Londres, puis décide de tenter sa chance aux États-Unis avec pour seul bagage sa passion pour la cuisine. Elle enchaîne les petits boulots, devient chef privée pour des familles fortunées, économise dollar par dollar et se bat pour obtenir sa carte de résidence.

Rien n’était gagné d’avance, mais Mawa refuse la fatalité. Son ambition dépasse les cuisines des autres : elle veut créer son propre espace, un lieu où sa personnalité et ses racines s’expriment pleinement.

L’ouverture de Mawa’s Kitchen : un rêve devenu réalité

En 2006, après plusieurs années de sacrifices, elle ouvre Mawa’s Kitchen à Aspen, une station de ski huppée fréquentée par une clientèle internationale exigeante. Là-bas, elle impose une cuisine singulière, inspirée de son parcours. Elle y mélange la précision française, la chaleur africaine et la créativité américaine. Très vite, les habitants comme les touristes se pressent pour découvrir cette nouvelle approche culinaire.

Le restaurant devient un symbole d’authenticité et de courage entrepreneurial. Loin des clichés, Mawa montre qu’une femme noire venue de Trappes peut s’imposer dans un milieu ultra-concurrentiel, dominé par des chefs blancs et des capitaux puissants.

L’aventure des crêpes : The Crêpe Shack, une idée simple devenue phénomène

C’est pourtant un concept plus modeste qui propulse Mawa McQueen sous les projecteurs. En 2018, elle lance The Crêpe Shack, un petit comptoir situé dans le quartier de Snowmass, à Aspen. L’idée est simple : revisiter la crêpe française en version moderne, audacieuse et cosmopolite.

Ses crêpes ne ressemblent à aucune autre. On y trouve des créations sucrées aux saveurs de caramel, de mangue ou de noix de coco, mais aussi des versions salées fusionnant les influences africaines et méditerranéennes. Elle y ajoute des touches inattendues comme le poulet jerk, le saumon fumé, ou encore les légumes grillés à la manière ivoirienne.

Ce concept attire d’abord les curieux, puis devient un véritable phénomène local. Les files d’attente s’allongent, les magazines culinaires s’y intéressent, et les touristes d’Aspen font le détour pour goûter “les crêpes de Mawa”. Ce succès repose sur un mélange de simplicité et d’excellence : un produit populaire sublimé par un savoir-faire exigeant.

Aujourd’hui, The Crêpe Shack est devenu une marque à part entière, symbole de sa philosophie culinaire : créer du lien à travers des plats accessibles, mais raffinés.

Une cheffe devenue femme d’affaires accomplie

Le succès de ses restaurants pousse Mawa McQueen à élargir son empire. Elle gère désormais plusieurs établissements, collabore avec de grandes maisons et emploie une centaine de personnes. Sa cuisine est reconnue par le Guide Michelin, qui cite Mawa’s Kitchen dans sa sélection du Colorado.

Mais au-delà de la gastronomie, Mawa est une entrepreneure aguerrie. Elle a appris à gérer ses finances, à développer une marque, à négocier avec des investisseurs et à faire grandir ses équipes. Son parcours est une leçon de business autant qu’un récit humain.

Elle investit aussi dans l’éducation et la transmission, en soutenant de jeunes chefs issus de milieux modestes et en promouvant la diversité dans la restauration. Pour elle, le succès n’a de valeur que s’il est partagé.

Le goût de la réussite

L’histoire de Mawa McQueen n’est pas seulement celle d’une ascension personnelle, c’est celle d’une vision. Celle d’une femme qui a su faire de la cuisine un outil d’émancipation, un langage universel. En transformant une simple crêpe en symbole d’audace et de créativité, elle a prouvé qu’il était possible de bâtir un empire en restant fidèle à ses racines.

De Trappes à Aspen, de la débrouille à la reconnaissance internationale, elle incarne la réussite par la persévérance. Ses crêpes racontent bien plus qu’une histoire de goût : elles racontent la victoire d’une femme qui a refusé de choisir entre ses origines et ses ambitions.

Mawa McQueen est aujourd’hui l’une des figures les plus inspirantes de la gastronomie contemporaine. Son parcours montre qu’on peut partir de rien, s’inventer un avenir à la force du poignet et transformer un simple produit populaire en succès mondial. Entre audace culinaire et intelligence entrepreneuriale, elle a prouvé qu’une crêpe pouvait devenir un symbole de réussite.

Michel-Édouard Leclerc alerte sur la guerre commerciale initiée par Trump

Au micro de RMC et BFMTV, ce mardi 8 avril 2025, Michel-Édouard Leclerc a exprimé une vive inquiétude face aux droits de douane imposés par le président américain. En pleine guerre commerciale mondiale, le patron du groupe Leclerc estime que la reconstruction du commerce international prendra « plus de 10 ans ». Un avertissement qui laisse peu de place à l’optimisme pour les consommateurs français.

Une flambée des prix redoutée dans la grande distribution

La taxation à hauteur de 20 % décidée par les États-Unis à l’encontre de l’Union européenne pourrait avoir des conséquences directes sur les prix en rayon. Même si cette mesure est temporairement suspendue pour 90 jours, l’Europe a déjà enclenché sa riposte en imposant de nouvelles taxes sur certains produits américains, comme le soja, les motos ou le maquillage. Selon Michel-Édouard Leclerc, cette situation entraînera une hausse généralisée des prix, quelle que soit l’enseigne. Pour son groupe, fortement dépendant de certains produits importés comme les sodas américains, l’impact sera inévitable. Il soutient toutefois cette stratégie défensive, qu’il juge nécessaire pour que la France et l’Europe puissent se protéger sur la scène économique mondiale.

Une crise commerciale aux répercussions profondes

Selon le dirigeant de Leclerc, cette guerre économique pourrait durer une décennie, tant les conséquences sont lourdes et systémiques. Il ne s’agit pas, selon lui, d’une simple tension commerciale mais d’un basculement profond, marqué par ce qu’il considère comme « une haine envers l’Europe ». En qualifiant l’attitude de Donald Trump de « brutal power », il décrit un président qui « renverse la table » et désorganise un équilibre économique déjà fragilisé.

Refus du boycott, foi dans les normes européennes

Malgré son inquiétude, Michel-Édouard Leclerc ne prône pas le boycott des produits américains. Il préfère miser sur l’application ferme des normes européennes, en particulier envers les géants du numérique et les flux financiers. Pour lui, la solution viendra de la régulation et de l’imposition de règles équitables à l’échelle mondiale.

Un appel à l’unité et à la résilience

Malgré la gravité de la situation, le patron du géant de la distribution veut rester confiant. Il appelle à l’unité, tant au niveau européen qu’au sein de la population française, face à un Trump « seul contre le reste du monde ». Il mise sur la qualité reconnue des produits français à l’international et sur la capacité d’adaptation des entreprises et des consommateurs. À ses yeux, cette crise pourrait devenir un levier pour renforcer la compétitivité des entreprises locales et repositionner leur rôle sur le marché européen.

Déclaration de revenus 2024 : les erreurs à éviter pour ne pas payer trop d’impôts

Depuis ce jeudi 10 avril, les contribuables français ont commencé à remplir leur déclaration de revenus pour l’année 2024. Un exercice souvent perçu comme complexe, malgré les efforts de simplification mis en place par l’administration fiscale, notamment avec le dispositif de pré-remplissage automatique. Pourtant, certaines erreurs courantes peuvent entraîner un redressement ou un impôt injustement élevé. Voici les principaux points de vigilance à avoir en tête.

Faire confiance aveuglément au pré-remplissage

L’un des pièges les plus fréquents consiste à faire une confiance aveugle au pré-remplissage automatique. Les informations fournies par l’administration doivent systématiquement être vérifiées. Comme le rappelle François-Xavier Soeur, gestionnaire en patrimoine, « on se dit toujours que c’est pré-rempli, donc c’est bon… Grosse erreur ». Des incohérences peuvent subsister, notamment en cas de changement d’employeur ou d’activité au cours de l’année.

Oublier de déclarer un changement de situation personnelle

Il est également crucial de signaler tout changement de situation personnelle : mariage, divorce, naissance ou décès. Ces événements peuvent modifier le nombre de parts fiscales et ouvrir droit à certains avantages. Les premières pages de la déclaration, souvent survolées, sont justement celles qui permettent d’actualiser ces données. Une inattention à ce niveau peut conduire à une erreur de calcul défavorable.

Oublier de déclarer les revenus d’un enfant rattaché au foyer

Autre source fréquente d’erreur : la déclaration des revenus des enfants rattachés au foyer fiscal. Si un enfant a perçu des revenus en 2024, ceux-ci doivent être déclarés s’ils dépassent 5 318 euros. Pour les stagiaires et les apprentis, les revenus sont exonérés dans la limite du SMIC annuel (soit 21 273 euros). Seuls les montants excédant ce seuil doivent figurer sur la déclaration.

Ne pas vérifier la case 2CK liée aux revenus de placements

La case 2CK, liée aux revenus de placements, mérite une attention particulière. Elle concerne les prélèvements déjà effectués à la source sur les intérêts et dividendes. Si elle est vide alors que des prélèvements ont été opérés, l’administration considérera qu’aucun impôt n’a été payé sur ces sommes, ce qui entraînera une double imposition. Une simple vérification suffit souvent à éviter cette erreur.

Oublier la case « T » pour les parents isolés

Les parents isolés ont droit à une demi-part fiscale supplémentaire, à condition de cocher la case « T » sur leur déclaration. Ceux qui ont élevé seuls leurs enfants pendant au moins cinq ans, même si ces derniers ne sont plus rattachés, peuvent bénéficier de cette majoration via la case « L ». Oublier de les cocher revient à renoncer à un avantage non négligeable.

Ne pas choisir l’option du barème progressif sur les revenus financiers

Autre option trop souvent négligée : le choix entre l’imposition forfaitaire de 30 % sur les revenus financiers et le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Si les revenus de placements sont inférieurs à 29 300 euros, le barème progressif peut se révéler plus avantageux. Dans ce cas, il faut penser à cocher la case 2OP pour faire ce choix explicite.

Passer à côté des exonérations et réductions possibles

Enfin, les contribuables omettent fréquemment de déclarer les cotisations versées à certains régimes de retraite, ou les dons ouvrant droit à réduction. Ces sommes sont pourtant déductibles du revenu imposable ou génératrices de crédits d’impôt. Les oublier revient à renoncer à une fiscalité plus favorable.

Précision, attention et rigueur : les meilleurs alliés du contribuable

Vérifier attentivement chaque rubrique, signaler tout changement et connaître ses droits permettent d’optimiser sa déclaration et d’éviter des frais injustifiés. La rigueur et la précision restent les meilleurs alliés du contribuable.

Déclaration des revenus : le taux individualisé s’impose aux couples dès septembre 2025

0

La campagne de déclaration des revenus 2024 a été lancée ce jeudi 10 avril. Cette année marque un tournant important dans le calcul de l’impôt sur le revenu pour les couples mariés ou pacsés, avec l’entrée en vigueur automatique du taux individualisé de prélèvement à la source à compter du 1er septembre 2025.

Un changement révolutionnaire

Jusqu’à présent, le taux appliqué aux foyers était calculé sur la base des revenus globaux du ménage, sans distinction entre les revenus personnels et les revenus communs. Ce fonctionnement pouvait pénaliser le conjoint percevant les revenus les plus faibles, dont le salaire net était réduit de manière disproportionnée, car soumis au même taux que celui du conjoint mieux rémunéré. Cette inégalité touchait notamment les femmes, dont les revenus dans le secteur privé restent en moyenne 24 % inférieurs à ceux des hommes, selon les données de l’Insee.

Une volonté de réduire les inégalités

La réforme fiscale entend corriger cette disparité en instaurant par défaut un taux individualisé pour chaque conjoint. À partir du mois de septembre 2025, chaque membre du couple sera imposé selon ses revenus propres, tandis que les revenus communs continueront d’être soumis au taux global du foyer fiscal. Cette mesure vise à mieux répartir la charge fiscale au sein du couple et à limiter les effets d’injustice dans le traitement des salaires.

Une mesure déjà adoptée par certains couples

Jusqu’à présent, les contribuables pouvaient déjà opter pour un taux individualisé, mais cette démarche devait être effectuée volontairement en ligne. À compter de la rentrée, cette option deviendra la norme et s’appliquera automatiquement, sans action requise de la part des usagers. Pour celles et ceux qui souhaitent conserver un taux commun, une demande spécifique devra être formulée auprès de l’administration fiscale.

La réforme marque une étape importante vers une fiscalité plus équitable, en tenant compte de la diversité des situations économiques au sein des ménages. Elle entend offrir une meilleure transparence dans le calcul de l’impôt et soutenir l’autonomie financière de chacun des conjoints.

Les départs anticipés à la retraite : un dispositif toujours très inégalitaire

0

Ce jeudi 10 avril, la Cour des comptes a rendu son second rapport de l’année sur les retraites : une demande provenant du premier ministre François Bayrou, qui souhaite trouver rapidement un moyen de réformer le système de retraite actuel Ce nouveau rapport pointe du doigt le ciblage défectueux du dispositif de retraite anticipée pour carrière longue, qui creuse les inégalités entre les travailleurs. 

Un dispositif mal conçu pour les travailleurs modestes

Le dispositif « carrière longue » a été créé en 2003 pour permettre aux travailleurs ayant débuté leur activité tôt de partir à la retraite deux ans avant l’âge légal, à taux plein. L’objectif de cette clause était d’assurer plus d’équité pour les travailleurs fragilisés par leurs conditions de travail. Elle concernait notamment les métiers peu qualifiés ou pénibles.

Mais ce dispositif est encore loin d’être efficace : dans son rapport, sur les impacts du système de retraites sur la compétitivité et l’emploi, présenté à la presse ce jeudi 10 avril, la Cour des comptes pointe du dogit une inégalité flagrante : « Les retraités dont les pensions se situent entre le 1er et le 4e décile n’ont représenté que 13% des départs pour carrière longue », déclarent les magistrats de la rue Cambon. Ce sont donc les retraités qui ont un revenus moyen (mesures utilisées pour analyser la répartition des ressources) qui en profitent le plus, pendant que les plus modestes attendent leur tour pour partir à la retraite. Carine Camby, présidente de la première chambre de la Cour des comptes, explique que cette inégalité est due à la fragilité des parcours professionnels des travailleurs à faibles revenus qui sont souvent « hachés » car marqués par des périodes de chômage ou maladie, ce qui les empêchent de remplir les conditions nécessaires pour bénéficier de la retraite anticipée, à savoir valider les trimestres nécessaires pour la retraite à taux plein.

Un manque d’information et de suivi pour les travailleurs

Au-delà des critères de validation, l’autre grande problématique du dispositif est le manque d’accompagnement et de communication : « Il y a un grand manque d’information autour de la retraite anticipée« , explique Angélique Pelloux, présidente du cabinet d’audit retraite Qualiretraite. Certains travailleurs mal informés, choisissent de rester au chômage ou acceptent des emplois moins adaptés, ce qui ferme la porte à la retraite anticipée : « C’est un véritable gâchis », ajoute Angélique Pelloux, car selon elle, avec un peu plus d’information, ces travailleurs auraient pu faire des choix plus judicieux pour partir plus tôt en retraite.

Un regard sur les systèmes voisins européens

Le système français n’est pas le seul à prendre en compte l’âge de la retraite et les carrières longues. Dans son rapport, la Cour des comtes a invité à regarder de plus près les mécanismes similaires dans d’autres pays, pour soutenir les travailleurs ayant des parcours professionnels difficiles. Par exemple en Allemagne, l’âge de départ à la retraite peut être ajusté en fonction de l’espérance de vie. Mais contrairement au dispositif français, la revalorisation des pensions y est évaluée en fonction du rapport entre actifs et retraités. Plus il y a de cotisants, plus les pensions peuvent augmenter. De même en Belgique, un accord datant de 2018 permet aux travailleurs de fonctions pénibles de partir à la retraite plus tôt, tout en bénéficiant d’une pension plus élevée. D’après Pierre Moscovici, il serait certainement judicieux de s’inspirer des dispositifs voisins qui « permettraient d’équilibrer, dans la durée, le système de retraites. »

En 2025, la France compte 52 milliardaires d’après le magazine Forbes

Alors que le nombre de milliardaires dans le monde atteint un sommet historique en 2025, la France compte 52 fortunes dépassant le milliard de dollars, selon le dernier classement de Forbes France. C’est une de moins qu’en 2024. Mais derrière ce chiffre en légère baisse se cache une réalité bien différente : des fortunes individuelles qui explosent, notamment dans la technologie, les cryptomonnaies et le commerce de détail.

2025 : une année de gains records pour les milliardaires

La richesse cumulée des milliardaires dans le monde atteint 16 100 milliards de dollars, selon Forbes, soit une hausse de 2 000 milliards en un an. Une progression spectaculaire, bien que largement concentrée : les 10 milliardaires les plus gagnants en 2025 représentent à eux seuls 453 milliards de dollars de gains supplémentaires.

« Les milliardaires ont gagné près de 2 000 milliards de dollars de plus par rapport à l’année dernière », résume le rapport de Forbes France.

Les géants de la technologie dominent le classement

Sans surprise, le secteur technologique continue de dominer le haut du classement. Elon Musk conserve son trône avec une fortune estimée à 298 milliards de dollars, malgré une perte récente de 35 milliards causée par les tensions commerciales avec la Chine. Forbes précise :

« Personne au monde n’a gagné plus qu’Elon Musk, qui a repris le titre de personnalité la plus riche au monde après une année exceptionnelle pour ses start-up SpaceX et xAI. »

Juste derrière, Mark Zuckerberg enregistre une croissance fulgurante, à 216 milliards de dollars, grâce aux résultats solides de Meta. Larry Ellison, fondateur d’Oracle, bénéficie quant à lui du boom de l’intelligence artificielle, avec une progression de 51 milliards de dollars.

Bernard Arnault : leader incontesté du luxe tricolore

Du côté français, Bernard Arnault reste le chef de file incontesté. Le PDG de LVMH affiche une fortune estimée à plus de 200 milliards de dollars, en grande partie grâce à l’expansion de ses marques (Louis Vuitton, Dior, Bulgari, Sephora) sur les marchés asiatiques.

“Nous avons été les premiers à aller en Chine, et aujourd’hui, la Chine est le premier marché du luxe,” rappelait-il à Business Insider.

Malgré une perte ponctuelle de 7,5 milliards lors du dernier « lundi noir » boursier, le patron du luxe mondial reste solidement ancré en tête du classement français.

De nouveaux milliardaires français en 2025

Le “club fermé” des milliardaires français s’ouvre timidement à deux nouvelles figures cette année :

  • Stéphane Courbit, fondateur de Banijay Group, entre au 42e rang avec une fortune estimée à 1,8 milliard d’euros.

  • Éric Hémar, président de ID Logistics, le suit de près, avec 1,4 milliard d’euros, se classant 46e.

Comme le souligne Forbes France :

« Le club des milliardaires français ne voit chaque année que très peu de nouveaux venus. »

Précarité hygiénique : près d’un Français sur deux contraint de réduire sa consommation en 2025

En 2025, la précarité ne se limite plus à l’alimentation ou au logement. Une nouvelle étude de l’Ifop, réalisée pour l’association Dons Solidaires, tire la sonnette d’alarme : 47 % des Français affirment avoir dû réduire leur consommation de produits d’hygiène à cause de la conjoncture économique. Un chiffre révélateur d’un phénomène silencieux, mais aux conséquences graves et multiples, tant sur la santé que sur l’inclusion sociale et professionnelle.

Nourriture ou hygiène : un choix cornélien pour 17 % des Français

Le baromètre « Hygiène & Précarité en France » dresse un tableau alarmant : 17 % des Français ont déjà dû choisir entre acheter à manger ou des produits d’hygiène. En première ligne se trouvent les familles monoparentales, les jeunes adultes (18-34 ans) et les ménages modestes.

“Délaisser l’hygiène pour pouvoir se nourrir devient un dilemme quotidien dans de trop nombreux foyers français”, souligne l’étude.

Les jeunes parents face à une précarité hygiénique extrême

Les parents de jeunes enfants sont particulièrement touchés. Selon l’enquête :

  • 23 % d’entre eux ont renoncé à l’achat de couches,

  • 24 % ont réduit la fréquence des changes,

Et certains ont dû se tourner vers des solutions de fortune comme des serviettes ou du tissu.

Un facteur d’isolement social et professionnel

La précarité hygiénique ne s’arrête pas aux portes du foyer. Elle isole socialement et freine la vie professionnelle :

  • 23 % des personnes concernées évite leurs proches (famille, amis),

  • 31 % déclarent ne plus sortir de chez elles,

  • Et 50 % des femmes touchées disent se sentir socialement exclues, notamment à cause du manque de protections hygiéniques.

Dans la sphère professionnelle :

  • 15 % ont manqué une journée de travail,

  • 14 % ont renoncé à un entretien d’embauche, faute de moyens pour se présenter dans des conditions dignes.

Une alerte Sociale et économique

Face à cette urgence sanitaire et sociale, l’association Dons Solidaires rappelle son rôle crucial. En 2024, elle a soutenu 1,3 million de personnes en distribuant des produits d’hygiène via un réseau associatif. Mais la demande ne cesse d’augmenter en 2025, et les ressources peinent à suivre. L’étude révèle une réalité brutale : en 2025, en France, se laver, se sentir propre, se soigner n’est plus garanti à tous. La précarité hygiénique est bien plus qu’un inconfort : c’est un facteur d’exclusion sociale, de détérioration de la santé mentale et de recul professionnel.

À l’approche de Pâques, les prix des chocolats flambent et voici pourquoi !

À l’approche de Pâques, les Français devront prévoir un budget plus important pour remplir leur panier de chocolats. Selon une enquête publiée par l’UFC-Que Choisir, le lundi 7 avril, le prix moyen du chocolat a augmenté de 14 % sur un an. Une hausse significative, qui s’ajoute déjà à une inflation de près de 10 % observée en 2024. En cause : une flambée historique des cours du cacao, due à de mauvaises récoltes et une demande mondiale toujours aussi forte.

Une chasse aux oeufs plus coûteuse

Chaque année, les Français consacrent en moyenne 24 euros pour les achats de Pâques, selon le Syndicat du chocolat. Mais cette année, l’inflation devrait peser davantage sur le budget familial. L’analyse de 78 références de chocolats réalisée par Que Choisir au 31 mars 2025 révèle une hausse moyenne de 14 % par rapport à l’année précédente.

Les marques de distributeurs, telles que Leclerc, Intermarché ou Super U, affichent la plus forte augmentation, avec +23 % en un an, contre +11 % pour les marques nationales. En moyenne, le prix d’une figurine en chocolat commercialisée sous marque de distributeur a grimpé de 80 centimes en un an.

Malgré cela, les marques nationales, plus coûteuses, dominent toujours le marché avec 80 % des ventes. Le lapin en chocolat au lait Lindt de 100 g, par exemple, est passé de 3,82 € à 4,38 €, soit une augmentation de 0,56 €.

Le cacao en tension : entre climat, maladies et demande mondiale

Contrairement à l’inflation générale qui tend à se stabiliser, notamment sur les produits alimentaires, le secteur du chocolat reste durement touché par des tensions d’approvisionnement. Le prix du cacao, matière première essentielle, a atteint des sommets, alimenté par une série de facteurs :

  • Conditions climatiques extrêmes (sécheresse et pluies abondantes) perturbant les récoltes

  • Propagation de maladies dans les plantations, liées à une culture intensive

  • Demande mondiale soutenue, en particulier en Asie et en Amérique du Nord

Ce déséquilibre structurel entre offre et demande rend les prix particulièrement volatils, et la tendance ne semble pas prête à s’inverser. Les experts anticipent une poursuite de la hausse en 2026, même si elle pourrait être moins marquée.