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Bercy a détecté 20 milliards de fraude fiscale en 2024 et espère doubler ce chiffre d’ici 2029

L’administration fiscale française a détecté près de 20 milliards d’euros de fraudes en 2024, un chiffre en constante augmentation. Alors que le gouvernement doit faire un point sur son plan de lutte contre la fraude ce vendredi 14 mars, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a annoncé un nouvel objectif ambitieux : détecter 40 milliards d’euros de fraudes d’ici 2029. Cette opération pourrait permettre à l’exécutif de réduire le déficit français sans toucher aux impôts. 

Un niveau record de fraudes détectées en 2024

En 2024, l’administration fiscale a identifié près de 20 milliards d’euros de fraudes fiscales et sociales, un chiffre en constante augmentation depuis plusieurs années grâce à des mesures et des services plus performants. Ces chiffres témoignent d’une réalité inquiétante : la fraude ne concerne plus seulement quelques particuliers isolés. « Nous sommes passés en quelques années de fraudeurs individuels à une véritable industrie de la fraude, avec une offensive de la criminalité organisée sur nos politiques publiques« , explique-t-elle. Une tendance qu’elle souhaite ralentir le plus vite possible pour empêcher les finances publiques de régresser et le déficit public d’exploser en 2025. La ministre des Comptes publics a annoncé mettre en place un plan plus offensif pour détecter toutes formes de fraude fiscale. L’objectif fixé est de détecter 40 milliards d’euros de fraudes d’ici 2029.

Objectif 2029 : 40 milliards d’euros détectés

Pour atteindre cet objectif ambitieux, plusieurs mesures seront appliquées prochainement.

L’une des premières opérations est une proposition de loi prévoyant la suspension du versement d’aides sociales en cas de suspicion de fraude. L’objectif est d’empêcher l’attribution de fonds publics à des personnes ou des entreprises qui mettent en place des montages frauduleux. Une autre mesure vise à lutter contre la fraude organisée en faisant passer l’escroquerie aux finances publiques de simple délit à crime. L’idée est d’alourdir les sanctions afin de dissuader les fraudeurs.

L’autre axe majeur de ce plan d’action est la lutte contre l’usurpation d’identité. Le gouvernement souhaite mettre en place « une base unique des RIB frauduleux ». Ce fichier national répertoriant ces informations permettrait de bloquer les transactions suspectes et de limiter les détournements d’aides.

Enfin, la facturation électronique deviendra progressivement obligatoire d’ici septembre 2026 pour les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire et d’ici 2027 pour les petites, moyennes et micro entreprises, d’après le ministère des économies et des finances. En imposant un suivi automatisé des factures, Bercy souhaite rendre les transactions entre entreprises plus transparentes et limiter les fraudes à la TVA. Ces fraudes représentent chaque année des milliards d’euros de pertes pour l’État.

Un renforcement des effectifs pour traquer les fraudeurs

Pour maintenir le cap vers cet objectif, l’administration fiscale prévoit aussi d’accueillir 780 agents supplémentaires d’ici fin 2025. « Nous devons nous donner les moyens de nos ambitions pour garantir un contrôle efficace et ciblé » a assuré la ministre. L’Urssaf, chargée de la collecte des cotisations sociales, est également mobilisée. En 2024, elle a détecté 1,6 milliard d’euros de fraudes aux cotisations, et prévoit de faire grimper ce chiffre à 5,5 milliards d’ici 2027.

Prime d’activité : une revalorisation à venir dès le 1er avril prochain

Après les allocations familiales et le RSA, c’est au tour de la prime d’activité d’être revalorisée dès le 1ᵉʳ avril 2025. La hausse est fixée à 1,7% contre 4,6% l’année dernière, en raison d’un calcul basé sur l’évolution des prix à la consommation des 12 derniers mois. Cette revalorisation permet chaque année de suivre l’évolution des prix et limiter l’impact de l’inflation.

Qui est concerné par cette augmentation ?

La prime d’activité est destinée aux travailleurs modestes qui perçoivent moins de 2000 € nets par mois. Son montant varie en fonction des revenus du foyer et du nombre d’enfants à charge. Voici les nouveaux montants de cette aide qui seront appliqués à partir du mois d’avril 2025:

Pour une personne seule percevant la prime d’activité :

  • Sans enfant : la prime passe à 633,21 € par mois, soit 10,58 € de plus qu’auparavant.
  • Avec un enfant : elle s’élève à 949,83 €, soit une hausse de 15,88 € par mois*

*Pour chaque enfant supplémentaire : + 4,23 € ajoutés à l’allocation.

Pour un couple percevant la prime d’activité :

  • Sans enfant : la prime atteint 949,83 €, soit 15,88 € de plus qu’en mars.
  • Avec un enfant : elle passe à 1 139,79 €, soit une augmentation de 19,05 €*

*Pour chaque enfant supplémentaire : + 4,23 € ajoutés à l’allocation.

Comment bénéficier de la prime d’activité ?

Pour percevoir la prime d’activité, vous devez déclarer vos revenus tous les trois mois sur le site de la CAF. Cependant, depuis le mois de mars 2025, vos déclarations sont pré-remplies automatiquement. Ce système calcule automatiquement vos revenus, réduisant ainsi les erreurs et les retards de paiement. Comme l’a expliqué Catherine Vautrin, ministre du Travail, ce nouveau dispositif vise à « simplifier la vie de six millions de Français » et à éviter les mauvaises surprises, comme des demandes de remboursement de trop-perçus plusieurs mois après.

Si vous souhaitez savoir combien vous toucherez précisément, il est recommandé d’utiliser le simulateur officiel de la CAF qui permet d’avoir une estimation personnalisée en fonction de sa situation et de ses revenus.

La carte vitale dématérialisée est désormais disponible en France

Fini l’époque où vous cherchiez votre carte verte au fond du portefeuille ! Depuis le mardi 11 mars 2025, le gouvernement a adopté la carte vitale dématérialisée, disponible dans 23 département français. Cette nouveauté technologique permet d’utiliser son smartphone pour retrouver les informations liées à son Assurance maladie, sans avoir besoin de présenter la carte physique. 

Une carte vitale 100 % numérique, mais pour qui ?

La carte vitale dématérialisée est officiellement lancée. Cette innovation promet de révolutionner les consultations médicales et les passages en pharmacie. Elle est accessible via l’application « Carte Vitale », disponible sur iPhone et Android. Permettant d’accéder à ses droits de santé en un clic, cette carte digitale simplifie les démarches administratives et accélère les remboursements médicaux.

Toutefois, certaines conditions doivent être remplies pour en bénéficier. Il est impératif de posséder une carte d’identité nouvelle génération (au format carte bancaire) et d’avoir un compte Ameli. De plus, ce dispositif est réservé aux assurés âgés d’au moins 16 ans et rattachés à une caisse d’Assurance Maladie située dans l’un des 23 départements éligibles.

Quels avantages concrets pour les assurés ?

Avec cette version digitale, plus besoin d’actualiser sa carte chaque année en pharmacie. De plus, à terme, il sera possible d’y intégrer les informations de sa mutuelle pour éviter d’avoir à jongler avec plusieurs cartes.

Un autre avantage à ne pas négliger : le suivi des remboursements en temps réel. L’application permet d’accéder facilement aux factures des soins et de suivre en temps réel les remboursements de la Sécurité sociale.

Pour des raisons de sécurité, la carte n’enregistre que vos informations essentielles comme votre état civil, votre numéro de Sécurité sociale et votre identifiant national de santé, ce qui garantit la protection de vos données personnelles. Néanmoins, l’Assurance maladie recommande quand même de supprimer ces données et de désinstaller l’application en cas de vente ou de perte de son téléphone !

Faut-il se débarrasser de sa carte physique ?

Même s’il vous tarde de la tester, la Sécurité Sociale recommande de conserver sa carte vitale physique pour le moment. En effet, les professionnels de santé ne sont pas encore tous équipés pour lire la carte vitale numérique (via QR code ou NFC). D’ici quelques mois,  l’ensemble du système de santé devrait être opérationnel et en capacité de lire cette carte vitale dématérialisée.

La campagne de déclaration des revenus pour les impôts débutera le 10 avril 2025

Chaque année, des millions de contribuables sont tenus de déclarer leurs revenus, qu’ils soient salariés, indépendants ou retraités. La Direction générale des finances publiques (DGFiP) vient d’annoncer que la campagne fiscale démarrera le jeudi 10 avril 2025 sur le site des impôts. Si l’ouverture de la campagne fiscale a été officialisée, le calendrier complet, avec les dates limites selon les départements et le mode de déclaration (en ligne ou papier), reste à confirmer.

Quand pourra-t-on déclarer ses revenus en 2025 ? 

Comme tous les ans, des millions de Français vont devoir déclarer leurs revenus. Pour cette année 2025, la campagne de déclaration des revenus débutera dès le 10 avril ! Cette date concerne uniquement l’ouverture du service en ligne qui est accessible sur impots.gouv.fr. Pour les dates limites selon les départements, aucune information n’a encore été communiquée. En général, elles s’étalent entre mai et juin selon votre lieu de résidence. Les dates précises seront annoncées courant avril.

Déclaration en ligne : attention aux retards et aux erreurs ! 

Déclarer ses revenus en ligne est désormais la norme pour la grande majorité des contribuables. Seuls ceux qui ne disposent pas d’un accès Internet ou qui rencontrent des difficultés techniques peuvent encore utiliser la version papier. Si vous êtes concerné, sachez que les formulaires devraient être envoyés courant avril, bien que la date précise n’ait pas encore été annoncée.

Prendre le temps de bien vérifier sa déclaration n’est pas une simple précaution, c’est une nécessité. Une inexactitude ou un oubli peut entraîner un redressement fiscal et des pénalités. En 2023, l’administration fiscale a ainsi récupéré plus de 15,2 millions d’euros en raison de déclarations incorrectes. Mieux vaut donc consacrer quelques minutes à la relecture pour éviter toute mauvaise surprise.

Ne pas respecter les délais peut également coûter cher. Dès le premier jour de retard, une majoration de 10 % s’applique. Si le retard se prolonge, cette pénalité peut grimper jusqu’à 40 %, voire plus en cas de mise en demeure restée sans réponse. Mieux vaut donc anticiper et ne pas attendre la dernière minute pour soumettre sa déclaration.

En résumé, un peu d’anticipation et de rigueur peuvent vous éviter bien des désagréments.

Besoin d’anticiper le montant de votre impôt ?

Pour connaître à l’avance ce que vous devrez payer ou non en 2025, le simulateur officiel d’impôts sur le revenu est déjà disponible sur le site des impôts. Cet outil vous permettra d’estimer le montant de votre impôts sur le revenus, avant même l’ouverture du service de déclaration.

Pour rappel, si votre salaire net mensuel en 2024 n’a pas dépassé 1615 euros, vous n’aurez rien à payer cette année.

En cas de crise ou de guerre, l’État peut-il prendre de l’argent sur votre compte bancaire ou épargne ?

Avec les incertitudes économiques et géopolitiques, de nombreux citoyens s’interrogent : en cas de crise majeure ou de guerre, l’État pourrait-il prélever de l’argent directement sur les comptes bancaires ou l’épargne des Français ? Cette inquiétude repose sur des précédents internationaux et des mesures exceptionnelles déjà prises par certains gouvernements. Qu’en est-il réellement en France ? Quels sont les mécanismes existants ?

Votre argent est protégée par le droit

En France, la propriété privée est un droit fondamental inscrit dans la Constitution et le Code civil. Cela signifie que l’argent déposé sur un compte bancaire ou placé dans des produits d’épargne vous appartient pleinement. L’État ne peut pas, en théorie, s’en emparer sans un cadre juridique strict et une décision politique validée par le Parlement.

Toutefois, en cas de crise grave, des mesures exceptionnelles peuvent être mises en place, modifiant temporairement l’accès aux fonds ou augmentant la pression fiscale sur l’épargne.

Les leviers indirects dont dispose l’État

Même si l’État ne peut pas saisir directement votre argent, il peut utiliser d’autres moyens pour mobiliser des ressources en période de crise :

1. Augmenter la fiscalité sur l’épargne et les revenus financiers

L’État peut décider de taxer davantage les produits d’épargne et les placements financiers afin de financer des besoins urgents. Parmi les leviers possibles :

  • Hausse des prélèvements sur les intérêts des livrets d’épargne (Livret A, LDDS…)
  • Augmentation de l’imposition sur les dividendes et les plus-values boursières
  • Création d’une taxe exceptionnelle sur les assurances-vie ou certains placements

Ces mesures, bien que politiquement sensibles, permettent de capter une partie des richesses sans s’emparer directement des comptes bancaires.

2. Restreindre temporairement l’accès à certains fonds

En cas de crise financière sévère, l’État peut décider de limiter temporairement les retraits sur certains produits d’épargne. C’est notamment le cas avec la loi Sapin 2, qui autorise la suspension des rachats d’assurance-vie si la stabilité du système financier est en danger. Une telle mesure viserait à éviter une panique bancaire et une déstabilisation du marché.

3. Encourager l’épargne patriotique ou obligatoire

Lors de périodes de crise ou de conflit, l’État peut proposer des emprunts nationaux ou des fonds d’épargne dédiés à la reconstruction ou à l’effort de guerre. Par exemple, en 1915 et 1945, la France a lancé des emprunts de guerre, incitant les citoyens à prêter volontairement leur argent à l’État en échange d’un remboursement futur avec intérêts.

Dans un scénario extrême, une épargne forcée pourrait être imposée, obligeant les ménages à placer une partie de leurs revenus ou de leur patrimoine dans des obligations d’État.

Quand l’État peut-il réellement prélever sur votre compte ?

Si l’État ne peut pas saisir arbitrairement votre épargne, il existe cependant des situations où des prélèvements directs sont possibles :

  • Recouvrement des impôts et amendes impayées : via une saisie administrative à tiers détenteur (SATD), le Trésor Public peut récupérer directement l’argent dû.
  • Saisie pour dettes sociales ou privées : en cas de dettes auprès de l’Urssaf ou après une décision judiciaire, des prélèvements peuvent être effectués sur votre compte.
  • Contributions exceptionnelles : en cas de crise majeure, l’État peut instaurer un impôt exceptionnel sur la fortune ou sur l’épargne au-delà d’un certain seuil, comme cela a été envisagé dans d’autres pays.

Qu’en est-il en cas de faillite bancaire ?

Un autre risque qui peut inquiéter les épargnants est la faillite d’une banque. En Europe, les dépôts sont garantis jusqu’à 100 000 euros par client et par établissement grâce au Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR). Cependant, au-delà de ce montant, les déposants peuvent être mis à contribution pour absorber les pertes, selon les règles du « bail-in » instaurées après la crise de 2008.

Faut-il s’inquiéter ?

Si la saisie directe des comptes bancaires reste hautement improbable en France, des mesures fiscales et réglementaires peuvent affecter l’épargne en période de crise. Pour se prémunir, il est recommandé de diversifier ses placements, d’avoir un fonds d’urgence accessible et de suivre attentivement les évolutions économiques et politiques.

Dans tous les cas, une bonne gestion financière et une veille constante restent les meilleures protections face aux incertitudes.

Le RSA augmente en avril 2025 : voici combien vous allez toucher après la revalorisation

Dès le 1ᵉʳ avril 2025, le RSA (Revenu de Solidarité Active) versé par la CAF sera revalorisée de 1,8 %. Cette hausse permet d’adapter cette aide sociale au coût de la vie, en tenant compte de l’inflation. Le ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles a confirmé cette mise à jour à Capital, ce lundi 10 mars, ce qui permettra aux bénéficiaires du RSA de toucher un peu plus chaque mois.

Quels sont les nouveaux montants du RSA en 2025 ?

Avec la revalorisation de 1,8 %, le RSA augmente légèrement dès le 1ᵉʳ avril 2025. Voici les nouveaux montants en fonction de votre situation familiale :

Personne seule : 647,15 € (contre 635,71 € aujourd’hui)
Couple sans enfant ou parent isolé avec un enfant : 970,73 € (contre 953,57 €)
Couple avec deux enfants : 1 359,02 € (contre 1 334,99 €)

Il y a également du changement pour les familles monoparentales et les couples avec enfants :

Parent isolé avec deux enfants ou couple avec un enfant : 1 164,88 € (contre 1 144,28 €)
Parent isolé avec trois enfants : 1 423,73 € (contre 1 398,56 €)
Couple avec trois enfants : 1 617,88 € (contre 1 589,27 €)

Et pour le RSA majoré ? 

Le RSA majoré concerne les personnes isolées avec un ou plusieurs enfants à charge. Cette version du RSA, destinée aux parents célibataires en situation de précarité, suit également la revalorisation de 1,8 %.

Voici les nouveaux montants du RSA majoré en 2025 :
831,02 € pour une femme enceinte seule (contre 816,33 € aujourd’hui)
1 108,03 € pour une personne isolée avec un enfant (contre 1 088,44 € aujourd’hui)
A noter que, pour chaque enfant supplémentaire, le montant du RSA majoré augmentera de 277,01 € à partir du 1ᵉʳ avril 2025, contre 272,11 € actuellement.

Pourquoi cette augmentation ?

Cette hausse va permettre d’adapter le RSA à l’inflation pour préserver le pouvoir d’achat des bénéficiaires. Selon l’article L161-25 du Code de la Sécurité sociale, cette revalorisation est calculée à partir de la moyenne des prix à la consommation (hors tabac) sur les douze derniers mois publiés par l’Insee. Pour cette année, la hausse de 1,8 % a été estimée sur la base de l’inflation observée entre février 2024 et janvier 2025.

Impôts 2025 : si votre salaire n’a pas dépassé ce seuil en 2024, vous ne paierez rien cette année

Chaque année, le barème de l’impôt sur le revenu s’adapte à l’inflation. Ce jeudi 6 mars, MoneyVox a dévoilé ses calculs et révélé les seuils de recouvrement d’impôt pour 2025. Alors bonne nouvelle : si vos revenus 2024 sont restés sous un certain plafond, aucun impôt ne vous sera demandé en 2025. 

Qui ne paiera pas d’impôt sur le revenu en 2025 ?

Pour éviter que de petites augmentations de salaire ne vous fassent devenir imposable, les seuils d’imposition sont adaptés chaque année, en fonction de l’inflation. D’après les estimations publiées par MoneyVox, voici les plafonds à ne pas dépasser pour rester exonéré cette année :

  • 1 615 euros nets par mois pour une personne seule
  • 2 147 euros nets par mois pour un parent célibataire avec un enfant
  • 3 016 euros nets par mois pour un couple sans enfant
  • 3 548 euros nets par mois pour un couple avec un enfant
  • 4 080 euros nets par mois pour un couple avec deux enfants

Si vous êtes en dessous de ces montants, vous n’aurez donc rien à débourser en 2025. À noter que ces chiffres concernent aussi bien les actifs que les retraités.

Être imposable ne signifie pas forcément payer des impôts

Attention à ne pas confondre seuil de recouvrement et seuil de non-imposition : vous pouvez être considéré comme imposable mais ne rien avoir à payer. Tout simplement parce que l’administration fiscale ne réclame aucun règlement si le montant de votre impôt est inférieur à 61 euros. Cela signifie qu’une personne seule avec un salaire légèrement supérieur à 1 615 euros par mois peut être théoriquement imposable mais ne pas avoir à verser d’impôt grâce à cet abattement fiscal.

Si votre salaire net mensuel en 2024 reste en dessous des seuils mentionnés, vous pouvez souffler : vous ne paierez pas d’impôt sur le revenu en 2025. Pour les autres, il faudra attendre la publication officielle du barème par la Direction générale des finances publiques pour connaître précisément l’impact sur votre fiche d’imposition.

L’UE prépare sa riposte après la hausse des droits de douane américains sur les produits européens

Depuis ce mercredi 12 mars, les États-Unis appliquent de nouvelles taxes de 25 % sur l’acier et l’aluminium importés, une décision voulue par Donald Trump pour protéger l’industrie sidérurgique américaine de la concurrence internationale. L’Union européenne a immédiatement réagi en annonçant des mesures de rétorsion prévues dès le 1ᵉʳ avril.

Une taxe qui concerne l’Europe et bien d’autres pays

En prenant cette décision depuis la Maison Blanche ce mercredi matin, Trump souhaite protéger les producteurs américains d’acier et d’aluminium, en difficulté face à la concurrence, notamment en provenance d’Asie. Mais cette hausse des droits de douane ne cible pas qu’un seul pays : l’Union européenne, le Canada, la Chine, le Japon et l’Australie sont touchés. Au Canada, les réactions ne se sont pas fait attendre : certains magasins ont affiché des messages expliquant que les produits fabriqués aux États-Unis ne seraient plus disponibles.

De son côté, l’Europe ne compte pas rester les bras croisés face à cette décision américaine. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a réagi vivement, ce mercredi matin, en dénonçant « Les droits de douane sont des taxes. Elles sont mauvaises pour les affaires et encore pires pour les consommateurs. ». Par conséquent, elle a annoncé qu’elle appliquerait des droits de douane « forts mais proportionnés » pour riposter.

L’Europe contre-attaque dès le 1ᵉʳ avril

Dès le 1ᵉʳ avril, l’Union Européenne rétablira les taxes qui avaient été mises en place en 2018 et 2020, lorsque Donald Trump avait déjà instauré des taxes similaires sur les produits européens. À l’époque, des produits iconiques comme le bourbon ou les motos Harley-Davidson avaient été ciblés, touchant directement des industries américaines clés.

Mais cette fois, la nouvelle mesure américaine étant plus sévère qu’il y six ans, l’Europe veut aller plus loin. Une nouvelle vague de contre-mesures est en cours de préparation. Dès ce 12 mars, la Commission européenne a lancé une consultation avec les entreprises européennes afin de choisir rapidement quels produits américains seront visés pour que la réponse soit la plus efficace possible, sans trop impacter les consommateurs européens.

L’objectif est de faire en sorte que l’impact économique des nouvelles taxes américaines, qui est estimé à 28 milliards de dollars, soit compensé par une riposte de même ampleur. Ces nouvelles taxes européennes devraient être mises en place d’ici la mi-avril.

Un autre levier de négociation : le gaz américain

Au-delà des taxes, l’Union européenne pourrait aussi jouer la carte des négociations commerciales pour apaiser les tensions. Parmi les options évoquées, l’Union Européenne pourrait s’engager à acheter davantage de gaz naturel liquéfié américain pour compenser les tensions sur d’autres secteurs. L’enjeu est crucial pour l’Europe, qui dépend encore largement des importations de gaz et cherche des alternatives depuis la crise énergétique récente.

La DGFiP propose un nouveau simulateur pour estimer votre impôt 2024

La Direction générale des finances publiques (DGFiP) a mis en ligne un simulateur permettant de calculer le montant de votre impôt sur le revenu. Cet outil gratuit et anonyme, disponible sur impots.gouv.fr, vous aide à anticiper votre fiscalité et à mieux comprendre votre situation fiscale avant la campagne de déclaration du printemps prochain. Voici comment l’utiliser et à quoi s’attendre. 

Un simulateur simple et accessible à tous

C’est une bonne nouvelle pour ceux qui veulent éviter les surprises au moment de leur déclaration d’impôts ! Ce simulateur gratuit et anonyme mit en place par la DGFIP est conçu pour aider les contribuables à estimer leur impôt. Il permet d’entrer vos informations et d’obtenir une estimation précise du montant à payer ainsi que de votre Revenu Fiscal de Référence (RFR). Pas besoin de créer un compte : tout se fait directement en ligne. Deux versions sont disponibles :

  • Le simulateur simplifié : cette version du simulateur classique est destiné aux contribuables qui déclarent uniquement des salaires, pensions ou revenus classiques, avec d’éventuels crédits d’impôt comme les frais de garde d’enfant ou les dons à des associations.
  • Le simulateur complet : cette deuxième version plus détaillée, prend en compte des situations plus complexes, incluant les revenus des professions libérales, des investissements locatifs, ou encore des déficits fiscaux.

Un barème revalorisé en 2025

Chaque année, les seuils d’imposition sont réajustés pour suivre l’inflation. Pour 2025, ils ont été relevés de 1,8 %. Concrètement, ça veut dire que vous ne paierez pas plus d’impôts juste parce que votre salaire a légèrement augmenté. Voici les nouveaux seuils à connaître pour cette année :

  • 0 % jusqu’à 11 497 €
  • 11 % entre 11 497 € et 29 315 €
  • 30 % entre 29 315 € et 83 823 €
  • 41 % entre 83 823 € et 180 294 €
  • 45 % au-delà de 180 294 €

Donc par exemple, si vous déclarez 20 000 €, vous n’êtes pas imposé sur les premiers 11 497 €, mais payez 11 % sur les 8 503 € restants.

Pourquoi utiliser ce simulateur ?

Ce simulateur est un compagnon essentiel qui va vous permettre d’anticiper votre fiscalité et ajuster votre budget en conséquence. Il vous permet de :

  • Estimer à l’avance votre impôt sur le revenu.
  • Comprendre l’impact des nouvelles tranches d’imposition.
  • Déterminer votre Revenu Fiscal de Référence (RFR), un indicateur essentiel pour l’accès à certaines aides (bourses étudiantes, exonération de taxe d’habitation…).
  • Adapter vos décisions fiscales : voir si un changement de situation familiale ou une nouvelle dépense déductible peut influencer le montant de votre impôt.

Où le trouver et comment l’utiliser ?

Le simulateur est accessible directement sur le site impots.gouv.fr. Pour l’utiliser :

  1. Rendez-vous sur la page d’accueil du site officiel des impôts.
  2. Cliquez sur l’onglet « Simulateur de l’impôt sur le revenu 2025 ».
  3. Choisissez la version simplifiée ou complète.
  4. Remplissez les informations demandées : revenus, charges, situation familiale…
  5. Validez et obtenez votre estimation.

Un outil précieux pour anticiper votre déclaration et éviter toute mauvaise surprise !

Le prix du Pass Navigo va continuer d’augmenter chaque année jusqu’en 2031

Des hausses prévues chaque année jusqu’en 2031

Si vous utilisez les transports en commun en Ile-de-France, préparez-vous à voir votre abonnement grimper, encore. La présidente de la région, Valérie Pécresse, a confirmé que le prix du Pass Navigo continuerait d’augmenter chaque année jusqu’en 2031. Actuellement fixé à 88,80 euros par mois, le tarif du Pass Navigo a déjà connu une hausse de 2,20 euros en 2025 par rapport à 2024. À ce rythme, l’abonnement mensuel pourrait coûter près de 15 euros de plus d’ici trois ans. Un coup dur pour les usagers, surtout que cette augmentation dépasse légèrement le taux d’inflation moyen estimé par l’INSEE (+2 %).

Pourquoi cette hausse des tarifs ?

Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un protocole signé avec l’État en 2023, visant à assurer le financement du Grand Paris Express (GPE), cet énorme projet de modernisation et d’extension du réseau francilien. Au programme, est prévu l’ajout de 330 km de nouvelles lignes de métro et 70 nouvelles gares pour améliorer la fluidité du réseau. L’investissement total est énorme : 800 millions d’euros en 2024, pour atteindre 2,7 milliards en 2031. Pour Valérie Pécresse, qui tente de se défendre et rassurer sur cette augmentation, elle affirme que cela reste mesurée par rapport aux coûts réels du transport. Elle rappelle que sans subventions, l’abonnement mensuel devrait coûter 274 euros aux usagers et que le financement du GPE ne repose pas uniquement sur les usagers eux-memes. En d’autres termes, le protocole signé avec l’État prévoit une augmentation des subventions versées par les entreprises et les collectivités locales. Concrètement, une partie des coûts sera amortie par une hausse de la contribution employeur, qui finance déjà la moitié du Pass Navigo.

« Les nouvelles tarifications ne peuvent pas uniquement se justifier par le coût du GPE qui ne correspond qu’à un tiers des besoins de financement du réseau », Céline Malaisé, la présidente de la Gauche communiste, écologiste et citoyenne au conseil régional d’Île-de-France

Certains élus de l’opposition estiment que ces nouvelles ressources ne suffiront pas au financement intégral du GPE. Céline Malaisé, qui s’est exprimé pour France 3 Ile-de-France, affirme que le protocole devra être revu dès 2027. Selon elle, les hausses de tarifs ne représente qu’un tiers des besoins financiers du réseau. Avec ces augmentations prévues chaque année, les usagers doivent donc s’attendre à un budget transport de plus en plus lourd.