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Face au surendettement, le gouvernement veut durcir l’accès aux crédits à la consommation

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Le paysage du crédit à la consommation va profondément évoluer en France à partir du 20 novembre 2026. Mini-prêts, paiements fractionnés ou différés, crédits express… tous ces produits financiers seront désormais encadrés plus strictement. L’objectif affiché par le gouvernement : lutter contre le surendettement, alors que ces crédits sont de plus en plus associés à des situations financières à risque.

Une réglementation plus stricte dès 2026

C’est à travers une ordonnance publiée au Journal officiel, en application d’une directive européenne de 2023, que la France prévoit de renforcer la protection des consommateurs. Le texte entend harmoniser les règles dans l’ensemble du marché européen, tout en renforçant les exigences de transparence sur les contrats de crédit et les conditions de remboursement.

Cette évolution s’inscrit dans un contexte préoccupant. En 2024, 17 % des dossiers de surendettement étudiés par l’Observatoire de l’inclusion bancaire incluaient un mini-crédit ou un paiement fractionné. Des formules souvent attractives à première vue, mais qui peuvent rapidement dégrader la situation financière des emprunteurs les plus fragiles.

De nouveaux produits encadrés

Jusqu’ici, de nombreux crédits à la consommation échappaient à un cadre strict, notamment les mini-crédits de quelques centaines d’euros, les paiements en plusieurs fois sans frais, les crédits inférieurs à 200 euros, les locations avec option d’achat, et les crédits à la consommation allant jusqu’à 100 000 euros.

Dès novembre 2026, tous ces produits seront soumis à la réglementation européenne sur les crédits, ce qui implique de nouvelles obligations pour les organismes prêteurs : plus d’informations à fournir, un examen de la solvabilité plus rigoureux, et une meilleure traçabilité des conditions de prêt.

Publicité et vérification de solvabilité : des règles renforcées

L’ordonnance prévoit également de mieux encadrer les campagnes publicitaires. Il sera désormais interdit de mettre en avant la facilité d’obtention d’un crédit comme argument commercial.

Autre nouveauté, les prêteurs auront la possibilité de consulter le fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers, y compris pour certains crédits courts ou de faible montant. Cette consultation facultative pourra s’appliquer aux crédits remboursables en moins de trois mois, aux montants considérés comme négligeables, ou encore aux offres sans frais.

Une réponse à l’explosion du paiement fractionné

Si le crédit à la consommation n’est pas un phénomène nouveau, ses formes récentes se sont multipliées avec l’essor du e-commerce et des start-up de la fintech. Des acteurs comme Alma, Younited, Cofidis ou Cetelem ont contribué à démocratiser des solutions de paiement ultra-flexibles, souvent perçues comme inoffensives, mais qui peuvent masquer une fragilité financière structurelle.

En adaptant le cadre réglementaire aux usages actuels, le gouvernement cherche à rétablir un équilibre entre innovation financière et sécurité des consommateurs. Un chantier d’autant plus urgent que le nombre de dossiers de surendettement est reparti à la hausse, sur fond de crise du pouvoir d’achat et d’inflation.

Une réforme saluée, mais surveillée

Les associations de consommateurs saluent une réforme longtemps attendue, tout en appelant à la vigilance sur sa mise en œuvre concrète. Le secteur bancaire, lui, salue une clarification bienvenue, notamment pour les acteurs historiques confrontés à la concurrence croissante des fintechs.

Reste à savoir si ce renforcement de la régulation suffira à endiguer la spirale du surendettement, sans freiner l’accès au crédit pour les foyers modestes. La question de l’éducation financière et de l’accompagnement des emprunteurs reste, elle aussi, plus que jamais d’actualité.

Budget de rentrée : 3 conseils pour ne pas finir dans le rouge !

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Chaque année, le mois de septembre agit comme un rappel brutal des réalités financières. Après l’été, les dépenses s’enchaînent à un rythme soutenu : fournitures scolaires, frais de transport, impôts, activités extrascolaires ou reprise des abonnements. Le budget de rentrée devient alors un vrai test d’équilibre. Pour éviter de finir dans le rouge avant même la fin du mois, mieux vaut adopter une stratégie claire, basée sur l’anticipation, la rigueur et quelques bons réflexes de gestion. Voici trois conseils concrets pour traverser cette période sans stress et garder vos finances sous contrôle.

1. Faire le point sur vos dépenses avant d’agir

Le premier réflexe à adopter, c’est de poser un diagnostic clair sur votre situation financière. Trop souvent, le stress de la rentrée vient d’un manque de visibilité. Vous avez la sensation de dépenser beaucoup sans vraiment savoir où part votre argent. Avant de chercher à réduire vos dépenses, commencez par les identifier précisément.

Faites la liste de vos charges fixes : loyer, assurances, abonnements, impôts, transports, remboursement de crédits. Ensuite, estimez vos dépenses variables : alimentation, loisirs, vêtements, sorties. Le but n’est pas de culpabiliser, mais de comprendre la structure de votre budget. Une fois cette vision claire, vous saurez où agir sans sacrifier l’essentiel.

Vous pouvez utiliser une simple feuille Excel ou une application de gestion budgétaire gratuite. L’idée est d’avoir un tableau de bord qui vous montre la réalité, pas une impression. Cette étape, souvent négligée, est la clé pour reprendre la maîtrise de vos finances avant que la rentrée ne vous submerge.

2. Revoir vos priorités et réduire les dépenses inutiles

La rentrée est le moment idéal pour remettre à plat vos priorités financières. Après les vacances, certains postes de dépense peuvent être ajustés sans trop d’effort. Demandez-vous ce qui est réellement indispensable et ce qui peut attendre.

Commencez par les abonnements : plateformes de streaming, salles de sport, services numériques. Beaucoup de foyers paient chaque mois pour des services qu’ils n’utilisent plus vraiment. Résilier ou suspendre un abonnement peut dégager plusieurs dizaines d’euros par mois. Vérifiez aussi vos assurances : habitation, auto, santé. En les comparant, vous pouvez souvent trouver des offres équivalentes pour moins cher.

Côté loisirs, fixez-vous une enveloppe mensuelle à ne pas dépasser. L’objectif n’est pas de vous priver, mais de consommer plus consciemment. Par exemple, privilégiez les repas faits maison plutôt que les livraisons répétées, ou les sorties gratuites comme les musées, randonnées et événements locaux. Ces petits ajustements cumulés font une grande différence sur le solde de votre compte à la fin du mois.

3. Anticiper les dépenses à venir pour éviter les coups de chaud

Le piège classique du budget de rentrée, c’est de se concentrer uniquement sur les dépenses immédiates sans prévoir celles à venir. Or, entre septembre et décembre, les charges continuent de tomber : impôts, chauffage, fêtes de fin d’année, cotisations scolaires ou professionnelles. Pour ne pas être pris au dépourvu, anticipez dès maintenant.

Créez un mini-fonds de prévoyance, même modeste. Mettez de côté chaque semaine une somme fixe, par exemple 20 ou 30 euros, dans une épargne séparée. Ce petit coussin vous permettra de gérer plus sereinement les imprévus. Vous pouvez aussi échelonner certaines factures si votre fournisseur le propose, notamment pour l’énergie ou les impôts.

Enfin, pensez à planifier vos gros achats. Si vous devez renouveler du matériel ou prévoir un voyage, évitez de tout concentrer sur le même mois. Répartir vos dépenses sur plusieurs semaines réduit la pression sur votre budget et vous aide à lisser les sorties d’argent.

Reprendre la main sur votre budget avec méthode

La rentrée est souvent synonyme de reprise de rythme, mais aussi d’un retour à la discipline. L’argent, comme le temps, se gère mieux lorsqu’il est structuré. Un budget équilibré ne se construit pas sur des privations, mais sur des choix réfléchis. Si vous savez exactement où va votre argent, vous pouvez décider de ce que vous gardez et de ce que vous ajustez.

L’un des meilleurs outils pour cela est la méthode des enveloppes, adaptée à la version numérique. Il s’agit d’allouer à chaque catégorie de dépense un montant fixe pour le mois. Une fois l’enveloppe vide, vous attendez le mois suivant. Cette approche simple aide à éviter les dérapages et à prendre conscience de vos habitudes de consommation.

Éviter la spirale du découvert

Le découvert bancaire est souvent le premier signe d’un budget déséquilibré. En septembre, il devient fréquent à cause du cumul des dépenses. Or, les frais liés au découvert peuvent vite s’accumuler et aggraver la situation. Si vous sentez que vous approchez de la limite, contactez votre banque avant d’y tomber. Vous pouvez parfois négocier un découvert autorisé temporaire ou un rééchelonnement de certaines opérations.

Mais le meilleur moyen de ne pas tomber dans cette spirale, c’est de conserver une marge de sécurité. Laissez toujours une petite somme disponible sur votre compte courant, même si elle semble dérisoire. Cela permet d’éviter les incidents de paiement et de garder une image bancaire saine, ce qui vous sera utile pour vos projets futurs.

Rentrée de septembre : voici toutes les dépenses à prévoir pour la fin d’année !

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La rentrée de septembre marque souvent un retour à la réalité financière. Après les vacances d’été, les comptes bancaires sont parfois fragilisés, et les dépenses s’enchaînent rapidement. Entre les fournitures scolaires, les impôts, les factures d’énergie et les fêtes de fin d’année qui approchent, cette période peut devenir un véritable casse-tête budgétaire. Pourtant, avec un peu d’anticipation, il est possible de garder le contrôle. Voici un tour d’horizon de toutes les dépenses à prévoir d’ici la fin de l’année pour éviter les mauvaises surprises.

Les frais de rentrée et de reprise

Septembre est synonyme de reprise pour tout le monde, et cette reprise a un coût. Si vous avez des enfants, la rentrée scolaire représente souvent la première grande dépense. Fournitures, vêtements, activités extrascolaires, cantine : ces frais peuvent rapidement s’accumuler. Même sans enfants, le mois de septembre rime souvent avec renouvellement d’abonnements, dépenses de transport ou frais professionnels.

C’est aussi le moment où de nombreuses personnes reprennent leurs abonnements sportifs, révisent leurs équipements ou investissent dans du matériel pour bien redémarrer l’année. Le danger, c’est de tout payer en même temps. Échelonner certaines dépenses ou reporter les achats non urgents permet d’éviter le décrochage budgétaire dès la rentrée.

Les impôts : un passage obligé à anticiper

L’automne est également la saison des impôts. Qu’il s’agisse de l’impôt sur le revenu, de la taxe foncière ou de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires, ces échéances tombent souvent entre septembre et novembre. Même si le prélèvement à la source a facilité la gestion, certaines régularisations ou ajustements peuvent encore surprendre.

Vérifiez vos échéanciers sur le site des impôts dès la rentrée. Cela vous permettra de prévoir un éventuel complément à régler et d’ajuster votre budget en conséquence. Si la somme à payer vous semble trop lourde, vous pouvez demander un étalement de paiement. Mieux vaut anticiper cette démarche que subir des frais de retard ou des tensions de trésorerie.

L’énergie et les charges d’hiver

Avec l’arrivée de l’automne, les dépenses d’énergie repartent à la hausse. Chauffage, électricité, gaz ou fioul : ces factures peuvent vite peser sur le budget, surtout après les hausses de tarifs observées ces dernières années. Pensez à ajuster vos mensualités ou à constituer une réserve spécifique pour les mois les plus froids.

C’est aussi le bon moment pour vérifier l’isolation de votre logement, purger vos radiateurs ou programmer votre chauffage de manière plus efficace. Ces petits gestes peuvent réduire vos factures et éviter les mauvaises surprises en décembre. Pour les étudiants et les jeunes actifs, c’est souvent la période où les charges locatives augmentent, notamment dans les logements mal isolés.

Les dépenses de santé à ne pas négliger

La fin d’année rime aussi avec bilans médicaux, lunettes à renouveler ou soins dentaires souvent repoussés pendant l’été. Or, ces dépenses peuvent rapidement peser sur le budget. Si vous disposez d’une mutuelle, profitez de la rentrée pour vérifier vos droits et le niveau de remboursement de vos soins.

Certaines complémentaires santé proposent des forfaits annuels non reportables. Autrement dit, si vous ne les utilisez pas avant le 31 décembre, ils sont perdus. Faire un check-up ou renouveler une paire de lunettes avant la fin de l’année peut donc être à la fois bon pour votre santé et pour vos finances.

Les achats liés à la période des fêtes

À mesure que les semaines avancent, les dépenses de fin d’année approchent à grands pas. Noël et le Nouvel An représentent une part importante du budget familial. Cadeaux, repas, décorations, déplacements : tout cela coûte cher, surtout lorsqu’on s’y prend à la dernière minute.

Pour éviter le stress financier de décembre, commencez à préparer vos fêtes dès octobre. Établissez une liste des cadeaux à offrir, fixez un budget maximum par personne et étalez vos achats dans le temps. Les promotions de novembre, notamment le Black Friday, peuvent aussi vous permettre d’économiser sur certains articles. L’important est de rester lucide et de ne pas céder à la frénésie d’achat.

Les déplacements et les voyages de fin d’année

Beaucoup de Français profitent des vacances de Noël pour rejoindre leur famille ou s’offrir une escapade hivernale. Mais les billets de train, d’avion ou les locations de voiture peuvent coûter très cher si vous réservez tard. Pour voyager à moindre coût, mieux vaut s’y prendre dès la rentrée.

Comparer les prix, utiliser les programmes de fidélité ou opter pour des trajets alternatifs comme le covoiturage peut faire une vraie différence. Pensez aussi à anticiper les dépenses annexes : bagages, repas sur la route, péages, stationnement. Ces petites sommes additionnées peuvent représenter plusieurs centaines d’euros au total.

Les assurances et les renouvellements annuels

La fin d’année est également une période où de nombreux contrats arrivent à échéance : assurance habitation, mutuelle, abonnement téléphonique, internet ou streaming. C’est donc le moment idéal pour faire le tri, comparer les offres et renégocier vos tarifs. Vous pouvez souvent économiser plusieurs dizaines d’euros par mois simplement en changeant de prestataire.

La loi Hamon permet de résilier à tout moment les contrats d’assurance de plus d’un an. Profitez-en pour ajuster vos couvertures à vos besoins réels. En période de forte inflation, cette démarche de vérification annuelle peut redonner un peu d’oxygène à votre budget.

Préparer la nouvelle année sans stress

Prévoir les dépenses de fin d’année, c’est aussi anticiper le mois de janvier. Les premiers jours de l’année sont souvent difficiles sur le plan financier. Les dépenses de Noël, les soldes, les assurances ou les impôts locaux peuvent créer un effet boule de neige. En planifiant vos dépenses dès septembre, vous vous évitez un début d’année sous tension.

La clé, c’est la visibilité. Un tableau simple, une application de budget ou même une feuille Excel peut suffire pour répartir vos dépenses mois par mois. En vous imposant cette rigueur, vous transformez la rentrée, souvent redoutée, en un moment de rééquilibrage.

Anticiper pour mieux respirer

La rentrée et la fin d’année ne sont pas forcément synonymes de stress financier. Avec une bonne organisation, vous pouvez aborder cette période plus sereinement et même dégager un peu d’épargne. Le secret réside dans la planification et la priorisation. En identifiant vos dépenses fixes, en échelonnant vos paiements et en préparant vos achats de fêtes à l’avance, vous évitez les coups de chaud budgétaires.

L’argent n’est pas seulement une question de revenus, c’est surtout une question de gestion. Et plus vous prenez l’habitude d’anticiper, plus vous retrouvez une forme de liberté financière. Car au fond, le meilleur cadeau que vous puissiez vous faire pour la fin de l’année, c’est la tranquillité d’esprit.

Comment Canva a transformé ses salariés en millionnaires !

En un peu plus d’une décennie, Canva s’est imposée comme l’une des réussites les plus spectaculaires de la tech mondiale. Fondée en 2013 à Sydney, la plateforme de design graphique a bouleversé un secteur autrefois réservé aux professionnels. Valorisée à plus de 40 milliards de dollars, Canva est aujourd’hui l’une des start-ups privées les plus puissantes du monde. Mais derrière cette ascension se cache une autre histoire : celle d’une entreprise qui a permis à certains de ses salariés de devenir millionnaires, grâce à une politique d’actionnariat salarié pensée pour partager la richesse créée.

Un modèle d’actionnariat salarié à la Silicon Valley

Canva fait partie de ces rares entreprises non cotées qui ont choisi de donner à leurs employés, anciens et actuels, la possibilité de détenir une part réelle du capital. Concrètement, il s’agit d’un programme de stock options : les salariés reçoivent des droits d’achat d’actions à un prix préférentiel, qu’ils peuvent exercer une fois certaines conditions remplies, comme l’ancienneté ou la performance.

Là où Canva se distingue, c’est dans sa décision d’ouvrir une offre secondaire de rachat d’actions avant son introduction en Bourse. Cette opération, révélée par Yahoo Finance, a permis à des employés de revendre une partie de leurs actions à des investisseurs externes, une rare opportunité de monétiser leurs parts alors même que l’entreprise reste privée.

Une opération qui a fait des millionnaires

Au moment de cette vente, la valorisation de Canva atteignait 42 milliards de dollars. Autrement dit, chaque part détenue par un salarié depuis plusieurs années valait soudain une fortune. Selon The Australian et Fortune, plusieurs employés, parfois à des postes intermédiaires, ont ainsi pu encaisser entre un et trois millions de dollars, devenant millionnaires du jour au lendemain.

Canva n’a jamais communiqué le nombre exact de bénéficiaires, mais des sources proches de l’entreprise évoquent plusieurs centaines de salariés concernés, actuels ou anciens. Cette opération est considérée comme l’une des plus importantes ventes d’actions salariés jamais réalisées par une start-up australienne.

Une stratégie économique et culturelle

Derrière ce choix se cache une logique à la fois économique et culturelle. Dans un marché technologique très concurrentiel, permettre à ses salariés de s’enrichir grâce à la croissance de l’entreprise est un levier de fidélisation et d’attraction des talents. Le mécanisme aligne aussi les intérêts : quand chaque collaborateur détient une part du capital, la réussite devient collective. Enfin, proposer une liquidité avant l’introduction en bourse permet de stabiliser l’actionnariat et de réduire la pression interne.

Canva revendique une philosophie de partage de la valeur. Les fondateurs Melanie Perkins et Cliff Obrecht ont d’ailleurs transféré la majorité de leurs propres actions dans une fondation à vocation éducative et environnementale, confirmant une volonté de redistribution au-delà du cercle dirigeant.

Les limites et les risques de l’actionnariat salarié

L’actionnariat salarié n’est pas un billet de loterie. Le gain dépend de la date d’entrée dans l’entreprise, du nombre d’actions attribuées, du prix d’exercice et de la valorisation au moment de la vente. De plus, les ventes secondaires entraînent souvent une imposition importante sur les plus-values. Certains employés ont aussi choisi de ne pas vendre immédiatement, pariant sur une future introduction en bourse à une valorisation encore plus élevée. Mais la valorisation des start-ups reste volatile, et ce type d’opération comporte toujours une part de risque.

Une leçon d’éducation financière

L’histoire de Canva illustre une transformation plus large : le capital n’est plus réservé aux dirigeants et aux investisseurs. Dans certaines entreprises, il devient un véritable outil de reconnaissance et de motivation. Pour les salariés, c’est aussi une leçon d’éducation financière : comprendre les mécanismes de stock options, savoir évaluer la liquidité, anticiper la fiscalité et mesurer la puissance du long terme.

En dix ans, Canva n’a pas seulement bâti un empire du design. Elle a créé un modèle où la croissance profite aussi à ceux qui la font vivre. Dans un secteur souvent critiqué pour sa concentration de richesse, Canva a prouvé qu’il était possible de transformer des employés en véritables copropriétaires, parfois millionnaires, mais surtout parties prenantes d’un succès collectif.

Leasing social : comment profiter du dispositif et louer une voiture électrique à petit prix ?

Le dispositif dit de “leasing social” est un programme public français visant à faciliter l’accès à une voiture électrique neuve pour les ménages modestes. Plutôt que d’acheter, vous pouvez louer une voiture sur une durée prédéfinie, avec des loyers plafonnés, sous réserve de remplir certaines conditions de ressources, d’usage et de situation. Ce mécanisme s’inscrit dans la logique de transition énergétique, tout en répondant à un enjeu de mobilité pour ceux qui en ont besoin pour travailler ou se déplacer. 

Qu’est-ce que le leasing social ?

Contrairement à un achat traditionnel d’un véhicule, le leasing social est une location longue durée (LLD) d’au moins trois ans. Vous payez des loyers mensuels modérés (qui ne peuvent pas dépasser un certain plafond hors options) pour disposer d’un véhicule neuf, majoritairement électrique. Au terme du contrat, plusieurs options sont possibles : restituer le véhicule ou parfois l’acheter à sa valeur résiduelle. Pour participer à ce dispositif, plusieurs critères s’appliquent, tant du côté du foyer que du véhicule loué.

Qui peut en bénéficier ?

Pour être éligible au leasing social, vous devez remplir un ensemble de conditions : être majeur, domicilié en France métropolitaine ou dans un département d’outre-mer, et disposer d’un revenu fiscal de référence par part ne dépassant pas un plafond fixé (par exemple 16 300 euros pour 2025). Vous devez également remplir l’une des deux conditions d’usage : soit votre trajet domicile-travail en voiture personnelle dépasse 15 km, soit vous parcourez au moins 8 000 km/an avec votre véhicule dans le cadre de votre activité professionnelle. Enfin, le véhicule loué doit respecter des critères (neuf, électrique, coût d’acquisition maximal…). Si vous ne remplissez pas toutes les conditions, vous ne pourrez pas bénéficier de l’aide.

Quels sont les loyers et les aides associées ?

Le dispositif impose que les loyers mensuels hors prestations annexes ne dépassent pas un certain seuil (par exemple 200 € par mois) pour un contrat d’au moins trois ans. Certaines offres proposées aux plus modestes peuvent même être inférieures à 140 € par mois. En complément, une aide de l’État est attribuée, calculée sur une part du coût d’acquisition du véhicule, et peut atteindre plusieurs milliers d’euros selon le modèle et la date. Cette aide n’est pas cumulable avec d’autres bonus ou primes pour véhicule électrique, et elle ne s’applique que si toutes les conditions sont respectées. Le nombre de bénéficiaires est limité (par exemple 50 000 ménages pour 2025), ce qui impose d’être réactif.

Pourquoi ce dispositif existe-t-il ?

L’idée du leasing social surgit de deux enjeux imbriqués : sociale et écologique. D’un côté, certains ménages sont freinés pour accéder à une voiture neuve, électrique et aux loyers abordables, d’un autre, le parc automobile français doit profondément évoluer vers le zéro-émission. Le leasing social permet de concilier mobilité et transition écologique en rendant plus accessible la voiture électrique pour ceux qui en ont le besoin quotidien. Il renforce aussi l’effet de volume sur le marché des véhicules propres, encourageant les constructeurs à proposer des modèles adaptés.

Comment procéder pour en bénéficier ?

Le parcours commence par la vérification de votre éligibilité : revenu, distance domicile-travail ou kilométrage professionnel, nature du véhicule souhaité. Ensuite, vous devez choisir un véhicule entrant dans la liste des modèles éligibles au dispositif. Lors de la commande, le loueur ou la concession accepte les conditions du leasing social et le formulaire de demande est traité. Une fois le contrat signé, vous vous engagez à louer le véhicule pour au moins trois ans selon les conditions. Vous devez respecter les limites de kilométrage et d’usage (par exemple 12 000 km/an sans frais supplémentaires). En cas de non-respect, vous risquez des pénalités ou une exclusion du dispositif.

Les avantages mais aussi les limites à connaître

Le principal avantage revient à la mensualité maîtrisée, souvent très inférieure à celle d’un leasing “classique”, ce qui ouvre l’accès à la mobilité électrique à un plus grand nombre. Le véhicule neuf ou récent garantit aussi des frais d’entretien réduits, une garantie constructeur et souvent une recharge optimisée. En revanche, il faut bien prendre en compte les limites : le choix du modèle est plus restreint, le nombre de places est limité, et la demande élevée peut entraîner une liste d’attente ou une fermeture anticipée du dispositif. De plus, vous restez locataire du véhicule pendant la durée du contrat, et des frais supplémentaires peuvent s’appliquer en cas de dépassement de kilométrage ou d’usage non conforme.

À quoi faire attention avant de signer ?

Avant de vous engager dans un leasing social, examinez les conditions du contrat : la durée minimale, le kilométrage autorisé, les frais en cas de restitution anticipée ou de dommages, l’option d’achat finale, les responsabilités en matière d’entretien et d’assurance. Vérifiez aussi que le loueur respecte le plafond de loyer fixé par le dispositif et que toutes les conditions d’éligibilité sont bien réunies. Comme le nombre de places est limité, préparez vos justificatifs (avis d’imposition, attestation kilométrage ou distance domicile-travail) en amont. Enfin, comparez les offres et anticipez votre usage réel pour être sûr que le modèle choisi correspond à vos besoins.

Le leasing social est une solution innovante pour accéder à la mobilité électrique sans supporter l’investissement d’achat ou des loyers trop élevés. Si vous êtes éligible, ce dispositif représente une vraie opportunité pour simplifier votre vie quotidienne tout en contribuant à la transition écologique. Mais comme tout engagement, il mérite d’être anticipé, préparé et adapté à votre usage. Prenez le temps de vérifier l’ensemble des conditions, de comparer les offres, et d’aligner le contrat à votre situation. Bien utilisé, le leasing social permet de rouler propre, de rouler mieux… sans rouler hors budget.

Intelligence artificielle : les 40 métiers les moins menacés d’après Microsoft

Alors que de nombreux emplois pourraient être bouleversés par l’essor de l’intelligence artificielle, certains semblent encore à l’abri. C’est ce que révèle une étude menée par des chercheurs de Microsoft, qui se sont penchés sur les professions les moins exposées au remplacement ou à l’assistance par l’IA. Et le résultat est clair : ce sont les métiers manuels et ceux nécessitant un contact humain direct qui restent les plus protégés.

Comment l’étude a été menée

Pour établir ce classement, les chercheurs ont analysé près de 200 000 interactions entre des utilisateurs et Microsoft Copilot afin d’identifier les tâches pour lesquelles l’IA est sollicitée. Ils ont ensuite calculé un score d’applicabilité, qui combine la fréquence d’utilisation de l’IA, le taux de réussite et l’ampleur de l’aide apportée.

Il en ressort que les professions nécessitant une présence physique, des gestes techniques ou un savoir-faire pratique sont beaucoup moins concernées par l’automatisation. À l’inverse des métiers centrés sur l’écrit ou l’analyse, l’IA peine encore à reproduire ces activités.

Des métiers nécessitant des gestes humains

En tête de liste figurent les phlébotomistes, professionnels formés aux prélèvements sanguins, suivis des infirmier(e)s auxiliaires. On retrouve également les travailleurs en environnement à risque, les plongeurs, les couvreurs, les agents d’entretien ou encore les massothérapeutes. Des professions où la dimension humaine et le geste précis demeurent irremplaçables.

Le top 40 des métiers les moins exposés à l’IA

  1. Phlébotomistes

  2. Infirmiers auxiliaires

  3. Travailleurs en enlèvement de matières dangereuses

  4. Aides-peintres et plâtriers

  5. Embaumeurs

  6. Opérateurs d’installations industrielles divers

  7. Chirurgiens maxillo-faciaux et oraux

  8. Réparateurs et installateurs de vitres automobiles

  9. Ingénieurs maritimes

  10. Réparateurs et changeurs de pneus

  11. Prothodontistes

  12. Aides-ouvriers en production

  13. Ouvriers d’entretien routier

  14. Préparateurs d’équipements médicaux

  15. Opérateurs de conditionnement et de remplissage

  16. Alimenteurs et déchargeurs de machines

  17. Plongeurs en restauration

  18. Maçons et finisseurs de béton

  19. Chefs pompiers

  20. Caristes et conducteurs de tracteurs industriels

  21. Techniciens en ophtalmologie

  22. Massothérapeutes

  23. Assistants chirurgicaux

  24. Constructeurs de pneus

  25. Aides-couvreurs

  26. Opérateurs de compresseurs et stations de pompage de gaz

  27. Couvreurs

  28. Ouvriers du pétrole et du gaz

  29. Agents d’entretien et femmes de ménage

  30. Opérateurs de pavage et de compactage

  31. Conducteurs d’engins forestiers

  32. Manutentionnaires

  33. Préparateurs de surfaces et finisseurs

  34. Conducteurs de pieux

  35. Poseurs de rails et d’équipements ferroviaires

  36. Mouleurs et noyauteurs en fonderie

  37. Opérateurs de stations de traitement de l’eau

  38. Gardes d’écluses

  39. Conducteurs de dragues

  40. Plongeurs spécialisés

 

Une IA encore loin de remplacer ces professions

Ces résultats confirment que l’intelligence artificielle n’a pas vocation à supplanter les professions reposant sur des compétences manuelles, une expertise pratique ou un contact humain direct. Si l’IA peut assister certaines tâches, elle reste encore loin de remplacer le savoir-faire et l’expérience des professionnels de ces métiers.

Intelligence artificielle : les 40 métiers les plus menacés d’après Microsoft

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L’essor fulgurant de l’intelligence artificielle inquiète autant qu’il fascine. Si elle s’impose comme un outil précieux pour assister les professionnels, elle pourrait également redessiner en profondeur le marché du travail. C’est ce que montre une étude menée par des chercheurs de Microsoft, qui ont identifié les métiers les plus exposés à l’automatisation ou à l’assistance par l’IA.

Comment l’étude a été menée

Pour établir ce classement, les chercheurs ont analysé près de 200 000 conversations entre Microsoft Copilot et ses utilisateurs. Objectif : comprendre dans quelle mesure l’IA intervient dans les activités professionnelles. Ils ont ainsi élaboré un score d’applicabilité, combinant trois facteurs : la fréquence d’utilisation de l’IA, son efficacité et l’ampleur de l’aide apportée dans chaque tâche.

Le constat est clair : ce sont principalement les métiers liés à la rédaction, à la communication orale et à la transmission d’informations qui apparaissent les plus vulnérables. En d’autres termes, l’IA touche surtout les professions intellectuelles et créatives, bien plus que les métiers manuels.

Le top 40 des métiers les plus exposés à l’IA

  1. Interprètes et traducteurs

  2. Historiens

  3. Agents de bord

  4. Représentants commerciaux

  5. Écrivains et auteurs

  6. Représentants du service client

  7. Programmeurs d’outils CNC

  8. Téléopérateurs

  9. Agents de billetterie et de voyages

  10. Animateurs radio et DJ

  11. Employés de courtage

  12. Formateurs en gestion agricole et domestique

  13. Télévendeurs

  14. Concierges

  15. Politologues

  16. Journalistes et reporters

  17. Mathématiciens

  18. Rédacteurs techniques

  19. Correcteurs et relecteurs

  20. Hôtes et hôtesses

  21. Éditeurs

  22. Enseignants en commerce (enseignement supérieur)

  23. Spécialistes en relations publiques

  24. Démonstrateurs et promoteurs de produits

  25. Agents de publicité

  26. Employés chargés de l’ouverture de comptes

  27. Assistants statistiques

  28. Employés de location et de comptoir

  29. Data scientists

  30. Conseillers financiers

  31. Archivistes

  32. Enseignants en économie (enseignement supérieur)

  33. Développeurs web

  34. Analystes en gestion

  35. Géographes

  36. Mannequins

  37. Analystes en études de marché

  38. Télécommunicateurs en sécurité publique

  39. Standardistes

  40. Enseignants en sciences de l’information (enseignement supérieur)

 

Crédit : Microsoft

Vers une transformation du marché du travail

Cette étude ne prédit pas la disparition immédiate de ces métiers, mais elle illustre le potentiel de l’IA à transformer profondément certaines professions. Si elle peut décharger les travailleurs de certaines tâches répétitives, elle interroge aussi sur l’avenir de métiers fondés sur l’expertise humaine, la créativité et la communication.

Taxe foncière : une nouvelle hausse de 5 % à prévoir en 2025

Mauvaise nouvelle pour les propriétaires : la taxe foncière repart à la hausse cette année. Selon les derniers chiffres communiqués, une augmentation moyenne de 5 % est prévue en 2025. Dans 70 % des villes françaises, cet impôt local représente désormais l’équivalent d’au moins une mensualité de crédit immobilier, accentuant la pression sur les ménages déjà impactés par la hausse des taux d’intérêt et le coût de la vie.

Une charge lourde dans le budget des propriétaires

La taxe foncière est un impôt que doivent régler chaque année les propriétaires de biens immobiliers. Elle sert à financer les budgets des collectivités locales, notamment les services publics comme les écoles, la voirie ou la sécurité municipale. Son montant dépend de la valeur cadastrale du bien, c’est-à-dire de ce qu’il pourrait rapporter en loyer, ainsi que du taux d’imposition voté par la commune. Pour de nombreux ménages, il s’agit d’un poste de dépense non négligeable qui s’ajoute aux remboursements de prêt.

Selon une étude du courtier Meilleurtaux, dans certaines villes, la taxe foncière peut représenter l’équivalent d’une mensualité supplémentaire de crédit par an. Un poids qui pèse particulièrement sur les primo-accédants, qui doivent l’intégrer à leur budget dès l’achat d’un logement.

Saint-Étienne, Nîmes et Le Havre en tête du classement

Certaines communes affichent des niveaux particulièrement élevés. Saint-Étienne arrive en tête : les propriétaires y paient en moyenne l’équivalent de 3,1 mensualités supplémentaires par an, soit environ 121 euros par mois en plus de leur crédit immobilier. Derrière, Nîmes et Le Havre complètent le podium, avec des charges représentant environ 2,2 mensualités supplémentaires chaque année. Globalement, dans 70 % des villes étudiées, la taxe foncière équivaut à au moins une mensualité de crédit, ce qui confirme une tendance nationale à la hausse.

Quand faudra-t-il payer la taxe foncière en 2025 ?

Le calendrier de paiement est déjà fixé. Les premiers avis seront disponibles en ligne à partir du 28 août pour les contribuables non mensualisés. Pour ceux ayant choisi la mensualisation, il faudra patienter jusqu’au 20 septembre. En version papier, les envois sont programmés entre le 25 septembre et le 8 octobre, selon le mode de règlement. Les paiements en ligne devront être effectués avant le 20 octobre, tandis que ceux qui optent pour un autre moyen de paiement devront s’acquitter de la somme avant le 15 octobre.

Livret A, LEP, PEL… : voici les nouveaux taux des livrets d’épargne au 1er août 2025 !

Une nouvelle révision des taux d’épargne réglementée entre en vigueur au 1ᵉʳ août 2025. Livret A, LDDS et LEP voient leur rémunération évoluer, affichant des seuils historiquement bas. Ce réajustement reflète le contexte d’inflation en baisse. Voici les modifications à venir sur les taux de rendement des livres d’épargne bancaires.

Livret A : un taux en baisse à 1,70 %

Le taux du Livret A baisse pour passer de 2,40 % à 1,70 %. Cette décision, annoncée par le ministère de l’Économie sur recommandation de la Banque de France, s’explique principalement par le ralentissement de l’inflation (0,88 % au premier semestre 2025).

LDDS et Livret Jeune suivent le mouvement

Le LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire) adopte le même taux que le Livret A soit 1,70 %. Le Livret Jeune ne peut pas proposer un taux inférieur au Livret A : il est donc désormais au minimum de 1,70 %, mais certaines banques peuvent offrir un taux supérieur.

LEP : un taux de 2,70 % pour ménages modestes

Le Livret d’Épargne Populaire voit son taux ajusté à 2,70 % au 1ᵉʳ août 2025, contre 3,50 % précédemment. Le gouvernement a dérogé à la formule réglementaire (qui aurait conduit à environ 2,20 %) pour protéger les épargnants les plus modestes.

PEL et CEL : stabilité pour les contrats déjà souscrits

Le Plan Épargne Logement (PEL) conserve un rendement garanti selon la date d’ouverture : il reste à 1,75 % pour les plans souscrits à partir du 1ᵉʳ janvier 2025. Aucun changement n’est prévu pour les anciens PEL. Le Compte Épargne Logement (CEL) est quant à lui fixé à 1,25 % à compter du 1ᵉʳ août , en conformité avec sa règle d’arrondi à deux tiers du Livret A.

Pourquoi ces évolutions ?

Ces révisions répondent directement aux critères liés à l’inflation et aux conditions monétaires actuelles. La Banque de France recalcule semestriellement les taux réglementés, puis le ministère applique ou ajuste les résultats selon le contexte socio-économique, comme pour le LEP en cas de basses ressources. Ce mécanisme assure que les livrets réglementés offrent une rémunération supérieure à l’inflation, tout en préservant les contribuables les plus modestes.

Quel impact pour les épargnants ?

Avec cette baisse, un Livret A à l’encours moyen (environ 7 000 €) rapportera désormais autour de 120 € par an au lieu de 170 €, soit près de 50 € de rendement en moins. Pour un Livret au plafond de 22 950 €, les intérêts chutent de 550 € à environ 390 € sur un an. Malgré tout, ces livrets restent exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux, et offrent une sécurité garantie par l’État.

Que faire face à cette baisse historique ?

Même si le rendement diminue, les livrets réglementés conservent leurs atouts : disponibilité immédiate des fonds, capital garanti, absence de fiscalité. Face à la fracture des taux, il peut être judicieux de diversifier son épargne vers des comptes à terme, une assurance-vie en euros ou un PEA selon votre profil. L’investissement partiel sur des placements plus rémunérateurs peut aider à compenser cette baisse sans renoncer à la liquidité et à la sécurité.

Facture d’énergie : la TVA sur le gaz et l’électricité passe de 5,5% à 20% au 1er août 2025

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À compter du 1ᵉʳ août, les factures de gaz et d’électricité évoluent pour tous les Français. Le gouvernement relève la TVA appliquée aux abonnements énergétiques, passant de 5,5 % à 20 %, afin de se mettre en conformité avec la réglementation européenne. Jusqu’ici, seule la partie fixe des abonnements bénéficiait d’un taux réduit, tandis que la consommation était taxée au taux normal. Cette pratique est désormais interdite par l’Europe, qui impose une fiscalité uniforme pour un même service.

Quel impact pour les consommateurs d’électricité ?

Ce changement ne se traduira pas par une hausse uniforme pour tous. Si les ménages faiblement consommateurs verront leur facture augmenter, les foyers dépassant 3 300 kWh par an pourraient, au contraire, être gagnants. En effet, la baisse concomitante des tarifs de consommation compense la hausse de l’abonnement au-delà de ce seuil. Pour donner un ordre de grandeur, un foyer de deux personnes consommant plus de 4 000 kWh par an verra sa facture légèrement baisser, tandis qu’un gros consommateur autour de 10 000 kWh/an bénéficiera d’une diminution estimée à –1,5 %, selon les calculs du comparateur Hello Watt.

Gaz : une hausse quasi généralisée

Pour le gaz, le mécanisme est différent. Tous les profils de consommateurs seront impactés par la hausse de TVA, y compris les plus gros. Toutefois, l’augmentation restera modérée : selon les estimations d’Hello Watt, elle devrait représenter entre 15 et 35 euros par an, en fonction du profil et de la consommation.

Une réforme qui suscite des critiques

Cette évolution, prévue dans le budget 2025, ne fait pas l’unanimité. Certains syndicats estiment que ce relèvement de TVA transforme l’électricité et le gaz, considérés comme des biens de première nécessité, en produits marchands. Malgré ces critiques, le gouvernement justifie cette réforme par la nécessité de respecter le droit européen et de simplifier la fiscalité appliquée aux services énergétiques.