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Fraude fiscale : des contrôles renforcés sur les crédits d’impôt et prélèvements à la source en 2025

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La loi de finances pour 2025 introduit une nouvelle mesure visant à intensifier la lutte contre la fraude fiscale. Désormais, l’administration fiscale pourra contrôler plus strictement les crédits d’impôt et les montants de prélèvements à la source déclarés par les contribuables dans leur déclaration de revenus.

Une vérification renforcée des avantages fiscaux

Dès lors qu’il existe des doutes sérieux sur la réalité des dépenses ouvrant droit à un crédit d’impôt ou sur les montants déclarés pour le prélèvement à la source, les services fiscaux pourront exiger des contribuables qu’ils fournissent des justificatifs attestant de leur éligibilité.

Si un foyer fiscal est concerné, il recevra une demande officielle de l’administration et disposera d’un délai de 30 jours pour transmettre les documents nécessaires.

Quels risques en cas de non-réponse ?

Si le contribuable ne répond pas dans les délais ou si les justificatifs sont jugés insuffisants, l’administration fiscale pourra annuler l’avantage fiscal concerné. L’impôt sera alors recalculé sans tenir compte du crédit d’impôt ou des prélèvements déclarés, ce qui pourrait entraîner un paiement supplémentaire.

Toutefois, il restera possible de contester la décision en déposant une réclamation pour faire valoir ses droits et présenter de nouveaux éléments justificatifs.

Une mesure applicable dès 2025

Cette nouvelle procédure de contrôle s’appliquera aux dépenses engagées en 2024 et déclarées dans l’avis d’imposition de 2025. Son objectif est clair : limiter les fraudes et garantir un meilleur encadrement des avantages fiscaux.

Le déficit des retraites atteint 6,6 milliards d’euros : la Cour des comptes alerte sur une aggravation

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Ce jeudi 20 février, la Cour des comptes a rendu son bilan tant attendu à propos du déficit des retraites. Commandé par François Bayrou, ce rapport relance un débat qui n’a jamais vraiment cessé : celui de l’âge de départ à la retraite, passé de 62 à 64 ans en 2023. Les conclusions sont claires : le système des retraites va rester déficitaire pour les décennies à venir. 

Un déficit moins alarmant que prévu, mais persistant

Les chiffres avancés par la Cour des comptes viennent tempérer ceux du gouvernement. Alors que le Premier ministre tablait sur un gouffre de 55 milliards d’euros d’ici 2030, l’institution estime que le déficit sera plutôt de 6,6 milliards d’euros dès cette année, stable jusqu’en 2030, avant de se creuser progressivement pour atteindre 14 à 15 milliards en 2035 et près de 30 milliards en 2045. Autrement dit, le système est loin d’être en faillite imminente, mais la pente est descendante.

Pierre Moscovici, premier président de la Cour des comptes, a tenu à rassurer : « Il n’y a aucun déficit caché ». Mais ce que les chiffres montrent, c’est que l’équilibre financier reste un objectif hors de portée si rien n’est fait.

La réforme de 2023 : un répit temporaire

Le recul de l’âge de départ à 64 ans a été présenté comme un levier majeur pour renflouer les caisses. Et sur le court terme, l’effet est bien là : 10 milliards d’euros d’économie à l’horizon 2030, avec un pic en 2032. Mais après 2040, la Cour prévient que ce coup de frein ne suffira plus :

« Les bénéfices pour l’équilibre financier se réduiront avec le temps. »

En clair, la réforme a permis de gagner quelques années de répit, mais elle ne règle pas le problème structurel de notre système de retraites. Si aucune mesure supplémentaire n’est prise, la Cour des comptes estime que la dette du régime général atteindra 350 milliards d’euros en 2045, auxquels s’ajoutent 125 milliards pour les régimes des agents des collectivités locales et des hôpitaux. Ce trou grandissant pourrait peser lourdement sur les finances publiques et obliger à prendre de nouvelles mesures d’équilibre.

Un débat relancé, une réforme à revoir ?

Ces conclusions arrivent à un moment stratégique. Dès cet été, syndicats et patronat vont être amenés à rediscuter de la réforme des retraites. Certains, du côté des organisations salariales, militent déjà pour un retour à l’âge de départ à 62 ans. D’autres, plus prudents, plaident pour un ajustement progressif du système en fonction des besoins.

Face à ces nouvelles projections, le Premier ministre a annoncé que ces chiffres pourraient faire l’objet d’un débat sans vote au Parlement. Objectif : poser un diagnostic clair avant d’envisager toute nouvelle réforme. Une manière de calmer le jeu tout en laissant la porte ouverte à d’éventuelles modifications à venir.

Le débat sur les retraites est donc loin d’être clos. Le défi reste entier pour le gouvernement, qui devra arbitrer entre mesures d’ajustement et tensions sociales.

Une carte vitale alimentaire de 150 euros par mois : la nouvelle proposition de loi votée prochainement

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Imaginez payer vos courses avec votre carte vitale. C’est l’idée portée par les députés écologistes, qui sera débattue ce jeudi 20 février à l’Assemblée nationale. Leur objectif est de lutter contre la précarité alimentaire et encourager une alimentation plus saine. Mais avant d’envisager un déploiement à grande échelle, la loi vise d’abord à expérimenter cette solution dans certaines régions. Alors, concrètement, qu’est-ce que cela changerait pour vous ?

150 euros par mois pour mieux manger

Le principe est simple : appliquer à l’alimentation le modèle de la Sécurité sociale. Chaque mois, une carte serait créditée de 150 euros, accessible à tous et utilisable uniquement pour des achats alimentaires. Mais pas question d’acheter n’importe quoi : seuls les produits « conventionnés » seraient éligibles, c’est-à-dire sélectionnés selon des critères sociaux, environnementaux et sanitaires. L’idée est double : permettre à chacun d’accéder à une alimentation de qualité, tout en soutenant une production locale et plus durable.

Faim, malbouffe : des problèmes de taille

Aujourd’hui, un Français sur six peine à se nourrir correctement, selon une étude du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) publiée en 2023. Pour ces personnes, l’aide alimentaire repose essentiellement sur des associations et des banques alimentaires. Avec cette carte, il ne s’agirait plus seulement d’aider ponctuellement ceux qui en ont besoin, mais de garantir à chacun un vrai droit à bien manger, comme un principe fondamental, au même titre que l’accès aux soins.

L’autre enjeu de taille est de lutter contre la malbouffe. En France, les maladies liées à une mauvaise alimentation (diabète, obésité…) coûtent chaque année près de 18,7 milliards d’euros à la Sécurité sociale. En incitant les consommateurs à privilégier des aliments plus sains, l’État espère réduire ces coûts de santé à long terme.

Un projet ambitieux… et coûteux

Évidemment, une telle mesure a un prix, et pas des moindres : on parle d’au moins 120 milliards d’euros par an. Une somme gigantesque, surtout dans un contexte où les finances publiques sont déjà sous tension. Théoriquement, cette nouvelle fonction serait financée à 50 % par des fonds publics, 25 % par les collectivités territoriales, et 25 % par une cotisation citoyenne volontaire, mais reste à voir si les Français accepteraient de voir leur salaire un peu plus ponctionné chaque mois pour garantir ce « droit à bien manger ».

Autre question épineuse : qui décidera des aliments éligibles ? L’idée serait de laisser les citoyens trancher eux-mêmes, via des assemblées démocratiques locales. Une approche qui a déjà été testée en France, notamment à Montpellier. Là-bas, 400 volontaires ont mis en place une caisse alimentaire commune : chacun cotise et reçoit en échange 100 euros par mois, à dépenser uniquement sur des produits sélectionnés collectivement. Certains pourraient redouter un système trop rigide, mais les participants parlent, au contraire, d’un retour à une alimentation plus choisie, plus locale, plus responsable.

Alors, cette carte Vitale de l’alimentation verra-t-elle le jour ? Première réponse demain, à l’Assemblée nationale, avec le vote de cette proposition.

Vers un retour des super-promos sur les produits ménagers ? Une proposition de loi pourrait tout changer

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Depuis près d’un an, les super-promos sur les produits d’hygiène et d’entretien ont disparu des supermarchés, au grand regret des consommateurs frappés par l’inflation. Mais une proposition de loi déposée le 13 février à l’Assemblée nationale pourrait bien les faire revenir. Son examen est prévu pour mars, mais elle fait débat avec les industriels, qui craignent un retour de la pression des grandes surfaces sur leurs marges.

Un retour en arrière sur la loi Descrozaille

En mars 2024, la loi Descrozaille entrait en vigueur, mettant fin aux promotions de plus de 34 % sur les produits d’hygiène, de droguerie et de parfumerie. Adieu les « 1 produit acheté = 1 offert » et autres rabais XXL à -70 % ou -80 %. Officiellement, cette mesure visait à protéger les industriels et leurs marges face à la pression des grandes surfaces. Mais du côté des consommateurs, le ressenti a été tout autre : une hausse du coût des courses et une perte de pouvoir d’achat. Un an plus tard, cette interdiction pourrait être levée. Deux députés, Stéphane Travert (Ensemble) et Julien Dive (LR), ont déposé une proposition de loi en ce sens, qui sera débattue en mars à l’Assemblée nationale. Leur objectif ? Redonner du pouvoir d’achat aux Français, notamment dans un contexte où l’inflation continue d’impacter le budget des foyers.

« Cette mesure permettra de soutenir les ménages dans un contexte d’inflation élevé sur les produits de consommation courante », expliquent les députés à l’origine du texte, pour BFM Business

La fin des super-promos a eu des répercussions concrètes sur le budget des Français. Les réductions massives sur des produits du quotidien comme les gels douche, shampoings ou nettoyants ménagers permettaient de faire baisser significativement la facture des courses. Leur disparition a été ressentie comme un coup dur, d’où l’approbation des consommateurs pour un retour à ces remises.

Les industriels, moins enthousiastes

Du côté des fabricants, l’enthousiasme est bien moindre. Selon eux, la loi Descrozaille a permis d’éviter une pression excessive des grandes surfaces sur leurs fournisseurs, notamment les PME, qui ne pouvaient pas se permettre de brader leurs prix. De plus, ils avancent que cette régulation a favorisé une baisse des prix sur d’autres produits, équilibrant ainsi la situation. D’après l’institut Circana, les tarifs des produits d’hygiène, de droguerie et de parfumerie ont d’ailleurs diminué en moyenne de 2,1 % entre mars et novembre 2024, un point que les industriels et certains députés mettront en avant pour justifier le maintien de la loi actuelle.

Un débat aux enjeux multiples

Si cette proposition de loi semble, à première vue, avantageuse pour les consommateurs, elle pourrait aussi avoir des conséquences sur les petites et moyennes entreprises et les nouvelles marques. Celles-ci, souvent moins connues mais appréciées pour leur qualité et leurs prix compétitifs, risquent de souffrir d’un retour en force des promotions agressives pratiquées par les grandes enseignes. Une dynamique qui pourrait altérer la diversité de l’offre et la concurrence sur le marché.

Le débat s’annonce donc animé en mars à l’Assemblée nationale, entre défense du pouvoir d’achat des ménages et préservation d’un équilibre économique fragile pour les industriels et leurs fournisseurs.

La CPME propose de travailler trois jours fériés pour épargner davantage pour sa retraite

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Les partenaires sociaux s’apprêtent, dès la fin février, à repenser la réforme des retraites de 2023. Dans ce contexte, une nouvelle proposition fait débat : celle d’introduire un système de retraite par capitalisation en supprimant trois jours fériés. Une idée avancée par Amir Reza-Tofighi, président de la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises), qui souhaite que les français épargnent pour leur propre retraite. 

Comment ça marche ?

L’idée est simple : au lieu de voir trois jours fériés comme des journées de repos, ils seraient travaillés, et le salaire perçu ces jours-là serait automatiquement placé sur un compte d’épargne retraite. Ce dispositif permettrait ainsi aux salariés de se constituer un complément de pension en accumulant des sommes investies sur des contrats d’assurance vie ou des plans d’épargne retraite. Contrairement à la retraite par répartition, actuelle en France, qui repose sur la solidarité intergénérationnelle (les cotisations des actifs finançant directement les pensions des retraités), cette proposition s’appuie sur un principe individuel : chacun met de côté pour sa propre retraite

Une réforme qui interroge sur les inégalités

Si ce mécanisme peut sembler attractif, il soulève aussi des inquiétudes. Le principal risque ? Une hausse des inégalités. En effet, tous les travailleurs ne sont pas égaux face à l’épargne :

  • Ceux ayant des carrières continues et stables pourront accumuler plus de capital que d’autres,

  • Les travailleurs précaires, en situation de maladie ou en congé maternité par exemple, verront leurs possibilités d’épargne réduites,

  • L’évolution des marchés financiers pourrait impacter le rendement des sommes placées.

Un modèle qui séduit malgré les réserves

Malgré ces réserves, l’idée séduit : 84 % des actifs français seraient favorables à un système où ils pourraient épargner individuellement pour obtenir un complément de retraite, selon un sondage Ifop de 2023. Alors, travailler trois jours fériés pour assurer ses vieux jours, une bonne ou une mauvaise idée ? La question sera débattue dans les prochaines semaines, lors d’une troisième saison sur les retraites à l’Assemblée nationale.

Plus facile de toucher le RSA et la prime d’activité : voici les changements à venir dès mars 2025

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A partir du mois de mars, la Caisse d’allocations familiales (CAF) va préremplir automatiquement les déclarations de ressources des bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) et de la prime d’activité. L’objectif est de vous simplifier la vie et éviter les erreurs qui pouvaient conduire à des indus, voire à des dettes envers la CAF. 

Un système de « solidarité à la source »

Jusqu’à présent, si vous touchiez le RSA ou la prime d’activité, vous deviez déclarer vos ressources tous les trois mois. Une démarche parfois fastidieuse qui pouvait dissuader certains de faire valoir leurs droits ou les exposer à des erreurs. Résultat ? Un taux de non-recours élevé : 34 % des personnes éligibles au RSA ne le demandent pas ! Avec ce nouveau système dit « de solidarité à la source », la CAF va maintenant croiser automatiquement plusieurs bases de données (salaires, allocations chômage, etc.) pour préremplir votre déclaration. Vous n’aurez plus qu’à vérifier les informations et valider. « Nous simplifions la vie de 6 millions de Français », s’exprime Catherine Vautrin, ministre du Travail et des Solidarités, à Ouest France.

Moins d’erreurs et moins de fraudes 

Cette simplification a aussi un autre but : limiter les versements indus. Actuellement, 25 % des 11,4 milliards d’euros versés aux allocataires du RSA et 17 % des 9,6 milliards destinés aux bénéficiaires de la prime d’activité sont concernés par des erreurs de paiement. Au final, c’est chaque année, une personne sur deux qui se retrouve à devoir rembourser ces erreurs directement auprès de la CAF. Une situation d’endettement qui peut être souvent difficile à gérer et à ressortir la tête de l’eau pour ces personnes déjà en difficulté quotidienne. Avec ce système automatisé, la CAF espère réduire ces erreurs et garantir que l’argent aille aux personnes qui en ont vraiment besoin, sans stress ni mauvaises surprises. Finie aussi la complexité de l’auto-déclaration, qui pouvait décourager certains de faire leur demande et, à l’inverse, permettre des fraudes estimées à plusieurs milliards d’euros. Désormais, avec une vérification renforcée, ce nouveau système veut s’assurer que les aides parviennent à ceux qui y ont réellement droit.

Ce qui pourrait encore s’améliorer

Si cette réforme est un grand pas en avant, d’autres améliorations sont attendues. Par exemple, la CAF envisage à l’avenir de préremplir les montants perçus pour les pensions alimentaires, et de simplifier la première demande d’allocations. Il reste aussi des chantiers à mener pour les travailleurs indépendants et les transfrontaliers, dont les revenus sont plus complexes à prendre en compte.

En attendant, cette simplification administrative marque un vrai progrès pour les allocataires. Une bonne nouvelle pour ceux qui comptent sur ces aides pour boucler leur budget !

Loi de finances 2025 : tout ce qui va changer pour votre argent cette année

Le Sénat a validé la loi de finances pour 2025, le 6 février, après trois mois de retard et certaines mesures vont directement impacter votre budget. Entre baisses d’impôts, nouvelles taxes et réformes fiscales, voici les principales mesures mises.

Ce qui va alléger votre budget : 

  • Moins d’impôts sur le revenu pour certains : le barème de l’impôt sur le revenu augmente de 1,8%, ce qui signifie que si vos revenus restent stables, votre imposition pourrait diminuer légèrement.
  • Les pourboires restent défiscalisés : l’exonération des pourboires de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu est prolongée en 2025, une bonne nouvelle pour les salariés du secteur de la restauration et de l’hôtellerie.
  • Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) s’étend : ce dispositif est désormais accessible à toute la France, facilitant l’achat de logements neufs, qu’ils soient individuels ou collectifs.
  • Un taux de TVA réduit pour les énergies renouvelables : le taux de TVA de 5,5 % est élargi aux réseaux de chaleur à énergies renouvelables, encourageant la transition énergétique.
  • Des avantages fiscaux pour les dons : les dons aux associations venant en aide aux victimes de violences domestiques ouvrent désormais droit à une réduction d’impôt. Par ailleurs, les dons familiaux pour l’achat, la construction ou la rénovation énergétique d’une résidence principale sont exonérés de droits de donation jusqu’à 100 000 € par donateur et 300 000 € par donataire.
  • Le dispositif Loc’Avantages prolongé : ce programme, qui permet aux propriétaires de bénéficier d’une réduction d’impôt en proposant des loyers abordables, est maintenu jusqu’en 2027.

Ce qui va peser sur votre budget

  • Une contribution exceptionnelle pour les hauts revenus : les ménages dont le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 € pour un célibataire et 500 000 € pour un couple devront payer un impôt d’au moins 20% sur une année.
  • Hausse de la taxe sur les transactions financières : elle passe de 0,3% à 0,4%, ce qui affectera les investisseurs boursiers.
  • Nouvelle taxe sur les rachats d’actions : une taxation spécifique vise désormais les entreprises cotées en bourse.
  • Augmentation de la taxe sur les billets d’avion : le coût d’un vol en classe économique en Europe passera de 2,63 € à 7,30 €, et pour les destinations hors Europe, de 7,50 € à 40 €.
  • Durcissement du malus écologique : à partir du 1er mars 2025, le seuil de déclenchement du malus automobile passe de 118 g de CO2/km à 113 g.

 Et concernant l’immobilier ?

  • Durcissement fiscale à la revente des meublés locatifs : désormais, lors de la revente d’un bien loué meublé, les amortissements déduits seront réintégrés dans le calcul de la plus-value, augmentant ainsi l’imposition.

  • Les frais de notaire risquent d’augmenter : les départements pourront relever les droits de mutation de 4,5% à 5%, ce qui impactera directement le coût d’achat des biens immobiliers.

Qui sont les gagnants et les perdants ?

En 2025, les ménages aux revenus modestes et moyens pourraient voir des mesures favorables, grâce à l’indexation du barème de l’impôt et à la prolongation du PTZ. De l’autre côté, les plus aisés, les investisseurs et les propriétaires bailleurs devront mettre davantage la main au portefeuille. Et pour les consommateurs, des hausses de taxes sur les billets d’avion et l’immobilier viendront alourdir un peu la facture.

Un budget qui, sans révolutionner la fiscalité, réorganise bien nos finances pour l’année à venir.

Les crédits sont en chute libre et atteignent leur niveau le plus bas depuis 35 ans

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Les Français tournent le dos au crédit. D’après l’Observatoire des crédits aux ménages (OCM), seuls 41,9 % des foyers détiennent un emprunt en 2024, un niveau au plus bas depuis plus de trois décennies. La faute à des taux d’intérêt qui s’envolent et à un climat économique incertain, poussant les ménages à serrer la vis plutôt qu’à s’endetter.

Le crédit à la consommation en première ligne

Parmi les crédits, c’est la consommation qui trinque le plus. En 2024, seuls 19 % des ménages y ont recours, contre 20,9 % l’an dernier. Un recul qui s’explique par un climat d’incertitude et des arbitrages budgétaires plus serrés. Voitures, électroménager, travaux… autant de dépenses que les Français préfèrent remettre à plus tard plutôt que de s’endetter à des taux élevés. La crise du marché immobilier joue aussi un rôle : avec moins de transactions, il y a moins de besoins pour financer des déménagements ou des rénovations. D’ailleurs, près de 15 % des crédits à la consommation servent habituellement à améliorer le logement, un poste lui aussi en berne face au coût du crédit.

Pourquoi cette prudence financière ?

Bien que 85,4 % des Français estiment que leurs charges de remboursement sont supportables, la prudence reste de mise. Le climat économique reste tendu : après la crise sanitaire, les Français redoutent de nouveaux imprévus, surtout avec un marché de l’emploi fragile, qui pourrait entraîner un chômage de 7,6 % d’ici mi-2025. L’inflation, qui continue de rogner le pouvoir d’achat (les prix à la consommation ont augmenté de 1,4 % en un an), rend les dépenses plus lourdes. À cela s’ajoute la hausse des taux d’intérêt, qui rend l’endettement moins attrayant. Résultat : les ménages préfèrent attendre avant de prendre de nouveaux engagements financiers.

Un léger regain d’espoir 

Le budget 2025 parie sur l’immobilier avec des mesures comme l’élargissement du Prêt à Taux Zéro (PTZ) pour les primo-accédants et des taux préférentiels pour l’achat de logements à rénover. Cela donne un coup de pouce à ceux qui veulent se lancer dans l’achat ou la rénovation sans trop se charger financièrement. De plus, la Banque Centrale Européenne (BCE), qui vise une inflation sous les 2 %, pourrait aussi faire baisser les taux d’intérêt, rendant ainsi les crédits plus accessibles.

Malgré un climat encore incertain, l’OCM note un léger rebond des intentions de souscription de crédits à la consommation : 3,7 % pour le 1er semestre 2025, contre 3,5 % l’an passé. Un petit signe que la confiance est en train de revenir.

Saint-Valentin : combien coûte la fête des amoureux en 2025 ?

Fleurs, chocolats, restaurants… Cette année, la Saint-Valentin s’annonce plus onéreuse que jamais ! Entre la flambée des prix des matières premières et des budgets cadeaux en hausse, les amoureux devront mettre la main au portefeuille. Mais qui profite vraiment de cette fête ?

Une Saint-Valentin au coût record

Si vous envisagez d’offrir du chocolat, un bijou en or ou simplement d’inviter votre moitié à prendre un café, préparez-vous à une addition salée ! Depuis le 14 février 2024, les prix des matières premières ont flambé :

  • +130 % pour le café
  • +68 % pour le cacao
  • +46 % pour l’or

Conséquence ? Les douceurs sucrées, les bijoux et même un simple cappuccino coûtent plus cher. Et pourtant, ces hausses ne profitent pas toujours aux producteurs : malgré des tarifs records, agriculteurs et mineurs ne voient souvent pas la couleur de ces bénéfices.

Budget des couples : l’amour n’a (presque) pas de prix

Selon une étude réalisée par YouGov, 36 % des Français prévoient de célébrer la Saint-Valentin cette année, une légère hausse par rapport à 2023. Et ils sont prêts à dépenser : le budget moyen pour un cadeau atteint 154 €, soit 12 € de plus qu’en 2023.

Les incontournables restent les mêmes :

  • Les fleurs en tête (25 %), suivies des parfums (21 %), chocolats (17 %) et bijoux (16 %).
  • 45 % des couples prévoient un dîner au restaurant, même si ce chiffre baisse légèrement par rapport à 2023.
  • Les soirées à la maison gagnent du terrain : 31 % préfèrent cuisiner un repas en duo, un chiffre en nette hausse.

Globalement, la Saint-Valentin génère un marché colossal, avec 14,7 milliards de dollars de dépenses dans le monde en 2023.

Les commerçants : entre pics de ventes et nouvelles tendances

Pour les restaurateurs, le 14 février est un véritable coup de boost. Les établissements enregistrent une fréquentation jusqu’à six fois supérieure à une journée classique, avec des menus spécialement conçus pour séduire les couples.

Les fleuristes ne sont pas en reste : la Saint-Valentin représente jusqu’à 10 % de leur chiffre d’affaires annuel, selon Eurojournal, avec des ventes culminant le jour J.

Cependant, tous les commerçants ne profitent pas de la même manière. Malgré des offres attractives, certains bijoutiers et vendeurs de cadeaux observent une demande plus timide, possiblement en raison de la crise économique. D’autant que 25 % des achats de la Saint-Valentin se font désormais en ligne (selon Moneybounce), un canal qui attire de plus en plus les consommateurs pour son côté pratique et souvent plus abordable.

Une chose est sûre : la Saint-Valentin fait toujours battre les cœurs… et tourner l’économie.

Emploi : le top 10 des entreprises qui recruteront le plus en 2025

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Malgré une baisse des prévisions d’embauches, certaines grandes entreprises continuent de jouer un rôle clé dans l’emploi en France. Selon le dernier baromètre de L’Usine Nouvelle, publié le 12 février, le nombre de recrutements dans le secteur industriel a chuté de 20 % par rapport à l’année précédente. Toutefois, les grands groupes restent actifs, avec des prévisions d’embauche ambitieuses pour 2025. 

Le top 10 des entreprises industrielles qui recrutent en 2025

  1. SNCF : 15 000 CDI, 5 000 alternants, 6 000 autres contrats
  2. LVMH : 8 200 CDI, 7 800 autres contrats, 1 700 alternants
  3. Bouygues : 8 500 CDI, 3 300 alternants, 1 500 autres contrats
  4. Transdev : 5 000 CDI, 1 900 alternants, 4 000 autres contrats
  5. La Poste : 4 800 CDI, 3 900 alternants
  6. Engie : 6 300 autres contrats, 1 900 alternants
  7. Veolia : 3 800 CDI, 2 200 autres contrats, 1 400 alternants
  8. RATP : 4 850 CDI, 1 000 alternants
  9. Safran : 6 000 autres contrats
  10. Suez : 2 000 CDI, 1 800 autres contrats, 1 000 alternants

Un climat d’incertitude pour les chefs d’entreprise

Les prévisions de recrutement pour 2025 ne sont pas aussi évidentes qu’on pourrait l’espérer. L’Usine Nouvelle a même noté un nombre record de refus pour son enquête annuelle, ce qui montre clairement que les chefs d’entreprise naviguent à vue. Avec des taux d’intérêt élevés et une inflation qui continue de peser sur les budgets, difficile pour eux de se projeter. Si des entreprises comme SNCF, LVMH et Bouygues affichent des objectifs de recrutement ambitieux, d’autres restent plus frileuses et préfèrent prendre leur temps avant de se lancer. Pour rappel, il y a quelques mois, Auchan a annoncé la suppression de 2 400 emplois, tandis que Michelin a informé ses salariés de la fermeture, avant 2026, de ses sites de Cholet et Vannes, affectant 1 254 postes. Des décisions qui illustrent bien l’instabilité qui secoue le secteur actuellement.