Une actualisation des bases de calcul de la taxe foncière va entraîner une augmentation pour des millions de propriétaires dès l’année 2026. Cette réforme fiscale touchera plus de 7 millions de logements, avec un impact direct sur le portefeuille des ménages concernés.
Une mise à jour pour plus d’équité fiscale
Dès 2026, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) va mettre en œuvre une opération de fiabilisation des bases foncières. Objectif affiché : mieux refléter les caractéristiques réelles de chaque logement afin que la taxe foncière soit calculée de manière plus juste. Cette actualisation vise notamment à intégrer des critères de confort parfois absents des fichiers fiscaux, comme la présence de l’eau courante, de sanitaires, d’électricité ou encore de lavabos.
Ces éléments, bien que devenus standards dans la majorité des logements, n’étaient pas toujours déclarés ou pris en compte jusqu’à présent. Leur intégration dans le calcul aboutira donc à une revalorisation de la surface taxable, et donc du montant de l’impôt.
Un surcoût moyen estimé à 63 euros par logement
Selon les estimations initiales, cette mise à jour devrait générer une hausse moyenne de 63 euros par logement concerné. En tout, près de 7,4 millions de logements verront leur taxe foncière réévaluée. Pour les collectivités locales, cette opération pourrait rapporter environ 466 millions d’euros supplémentaires, une manne non négligeable dans un contexte de pression budgétaire.
Quels logements sont concernés ?
Tous les logements ne sont pas concernés de la même manière. Ce sont principalement ceux dont les caractéristiques de confort étaient mal ou incomplètement enregistrées dans les fichiers fiscaux. Les propriétaires qui constateraient une hausse injustifiée de leur taxe foncière auront toutefois la possibilité de contester l’évaluation. Un dégrèvement pourra être accordé si les équipements listés ne sont effectivement pas présents dans le bien immobilier.
Une réforme dans la continuité des ajustements fiscaux
Cette évolution s’inscrit dans une série de réformes visant à rendre l’impôt local plus transparent et cohérent avec la réalité des logements. Après la suppression progressive de la taxe d’habitation pour les résidences principales, la taxe foncière devient un levier de financement essentiel pour les communes. D’où la volonté de mettre à jour les bases sur lesquelles elle repose.
