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Froid au travail : quelles sont les obligations de l’employeur et quelles astuces pour rester au chaud ?

Quand les températures chutent, le froid ne s’arrête pas à la porte du bureau. Pour les salariés travaillant en extérieur, dans des entrepôts ou dans des bureaux insuffisamment chauffés, le grand froid peut devenir un risque réel pour la santé et la sécurité. Face à cela, l’employeur a des responsabilités précises. De votre côté, certains réflexes permettent de mieux supporter la baisse des températures. Voici comment conjuguer cadre légal et conseils pratiques pour traverser l’hiver sans y laisser votre confort.

Ce que la loi impose à l’employeur

En matière de conditions de travail, l’employeur est tenu de protéger la santé physique et mentale de ses salariés. Cette obligation inclut la prévention du froid. Dans les locaux fermés, le Code du travail prévoit que la température doit être adaptée à l’activité réalisée. C’est particulièrement vrai dans les bureaux, les commerces ou les ateliers.

Si un salarié travaille en extérieur ou dans un environnement non chauffé, l’employeur doit aménager les conditions de travail pour limiter l’exposition au froid. Cela peut passer par la réduction du temps passé dehors, la mise en place d’un espace de pause chauffé ou la fourniture de vêtements adaptés. Le risque doit également figurer dans le Document Unique d’Évaluation des Risques.

Même si aucune température minimale n’est fixée par la loi, une ambiance de travail inférieure à 15 degrés est considérée comme inconfortable, et à partir de 5 degrés, potentiellement dangereuse. En cas de risque grave et imminent, le salarié peut exercer son droit de retrait, à condition que la situation soit justifiable.

Anticiper et adapter les conditions de travail

Pour garantir le bien-être des salariés, l’employeur doit ajuster l’organisation du travail. Cela implique notamment de prévoir des pauses plus fréquentes dans des locaux chauffés, de fournir des vêtements thermiques adaptés à la nature de l’activité ou d’étaler les tâches physiques pour éviter une exposition prolongée au froid.

Des aménagements horaires peuvent parfois être nécessaires, notamment pour les métiers de terrain. Certains employeurs mettent également en place des formations sur la prévention des risques liés au froid ou des contrôles médicaux spécifiques pour les salariés les plus exposés.

Comment rester au chaud malgré les faibles températures

Même lorsque des mesures sont mises en place, le froid peut rester difficile à supporter. Il est donc important d’adopter des gestes simples au quotidien. La première stratégie consiste à superposer les vêtements en plusieurs couches, plutôt qu’en un seul habit épais. Une couche technique près du corps permet de conserver la chaleur, une seconde isole et une troisième protège du vent ou de l’humidité.

Il est également utile de bouger régulièrement pour stimuler la circulation sanguine. Quelques étirements ou une courte marche toutes les heures limitent les sensations de raideur. Les boissons chaudes peuvent également contribuer à maintenir la température du corps, à condition de les consommer régulièrement et en petites quantités.

Certaines personnes créent un « kit chaleur » personnel contenant une gourde isotherme, des chaussettes épaisses, un plaid ou des chaufferettes pour les mains et les pieds. Dans un bureau, une simple couverture polaire peut faire la différence lorsque le chauffage n’est pas suffisant.

Alerter en cas de conditions de travail inadaptées

Si malgré les équipements fournis et les précautions prises, la température reste trop basse pour travailler dans de bonnes conditions, il est essentiel d’en informer la hiérarchie. Un signalement précoce permet souvent de corriger la situation rapidement.

Si rien n’est fait, le salarié peut se tourner vers le service des ressources humaines, le comité social et économique ou le médecin du travail. En dernier recours, le droit de retrait peut être envisagé s’il existe un danger réel et immédiat pour la santé. L’exercice de ce droit doit cependant être mesuré, car l’employeur peut contester s’il considère que le risque n’est pas avéré.

Lorsqu’il est correctement anticipé, le froid n’a pas à impacter la santé, la motivation ou la productivité. En combinant aménagement du poste, équipements adaptés et bonnes habitudes personnelles, il est possible de traverser l’hiver en toute sérénité.

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