L’intérim, ou travail temporaire, désigne une forme d’emploi dans laquelle un salarié travaille pour une entreprise pendant une durée limitée, par l’intermédiaire d’une agence spécialisée. C’est une solution de plus en plus utilisée dans le monde du travail, tant par les employeurs que par les personnes en recherche d’opportunités rapides ou ponctuelles.
Une relation tripartite entre trois acteurs
L’intérim repose sur un fonctionnement particulier impliquant trois parties : l’entreprise de travail temporaire (aussi appelée agence d’intérim), le salarié intérimaire, et l’entreprise utilisatrice (celle où le travail s’effectue).
Le contrat d’intérim se compose en réalité de deux documents :
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un contrat de mission entre l’agence d’intérim et le salarié,
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un contrat de mise à disposition entre l’agence et l’entreprise utilisatrice.
C’est l’agence qui embauche l’intérimaire, verse son salaire et s’occupe des démarches administratives. Le salarié effectue sa mission dans une autre entreprise, pour une durée déterminée, en général quelques jours à plusieurs mois.
Pour quelles raisons une entreprise recrute-t-elle en intérim ?
Le recours à l’intérim est strictement encadré par la loi. Il doit répondre à un besoin temporaire de l’entreprise : remplacement d’un salarié absent, surcroît d’activité, travaux saisonniers, attente d’un recrutement en CDI, etc. Il ne peut en aucun cas servir à pourvoir durablement un poste ou à remplacer un salarié gréviste.
Cette solution permet à l’entreprise utilisatrice de gagner en flexibilité, tout en limitant les contraintes liées au recrutement et à la gestion RH.
Quels sont les droits du salarié intérimaire ?
Même si le contrat est temporaire, l’intérimaire bénéficie de droits similaires à ceux des autres salariés : accès à la formation, respect du droit du travail, protection sociale, égalité de traitement sur les conditions de travail et la rémunération (qui doit être équivalente à celle d’un salarié en CDI à poste égal).
En plus de son salaire, l’intérimaire perçoit deux indemnités spécifiques :
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une indemnité de fin de mission (souvent appelée « prime de précarité ») équivalente à 10 % de la rémunération brute,
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une indemnité compensatrice de congés payés, également de 10 %.
L’intérim peut donc être financièrement avantageux, surtout pour des missions courtes ou enchaînées.
Quels sont les avantages et les limites de l’intérim ?
Pour les salariés, l’intérim peut permettre :
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de retrouver rapidement un emploi,
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de multiplier les expériences professionnelles,
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de découvrir de nouveaux secteurs,
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voire, dans certains cas, de déboucher sur un CDI.
Mais cette flexibilité a aussi des inconvénients : instabilité des revenus, difficultés à se projeter à long terme, droits sociaux plus limités en cas d’interruption entre deux missions, et absence de certains avantages d’entreprise (tickets restaurant, mutuelle, etc.).
L’intérim, une passerelle vers l’emploi durable ?
De plus en plus d’intérimaires utilisent cette formule comme un tremplin pour intégrer durablement une entreprise. Certaines agences proposent même des parcours de formation ou d’accompagnement vers l’emploi stable. D’ailleurs, de nombreuses entreprises recrutent en CDI leurs intérimaires après une ou plusieurs missions réussies.
